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vendredi 10 novembre 2017

Patrick Legwen Richesses et limites de l'astrologie


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»
Richesses et limites de l’astrologie
Patrick Legwen, février 2007.



Introduction
Ce texte se veut une réflexion sur les richesses et limites de l’astrologie. Après avoir posé
quelques fondements théoriques à partir de ma propre compréhension et pratique de
l’astrologie, je tenterai d’exposer quelques enjeux d’ordre éthique en y apportant quelques
éléments de réflexion. Ce qui me permettra ensuite d’aborder les difficultés que pose pour
moi la pratique de la consultation astrologique. Enfin, je tenterai d’esquisser dans les grandes
lignes, comment je conçois le déroulement d’une consultation astrologique bien menée. Je ne
souhaite pas proposer ici, que cela soit bien entendu, un modèle de la consultation, mais
simplement amener des éléments de réflexion et de pratique personnels pour, peut-être, ouvrir
un sujet de réflexion sur la consultation : ses postulats, sa visée, son cadre, ses méthodes, ses
modes d’évaluations… Les approches et pratiques de l’astrologie me paraissent trop
nombreuses pour en proposer un modèle, cependant il doit être possible de tirer quelques lois
générales ou modi operandi qui pourraient faciliter sa pratique et permettre un enrichissement
mutuel.
Un attracteur bien étrange
Le thème astral agit comme un attracteur, une force attractive (physique ou
symbolique selon les écoles) capable de « dévoyer » le sens intime (sens et direction) des
événements que nous vivons. Le thème astral représente, pour faire simple, un ensemble de
forces (cycliques) liées à l’organisation particulière du système solaire au moment et au lieu
d’une naissance. Le thème astral dans sa représentation en deux dimensions est une sorte de
photographie de l’état du ciel qui indique les positions planétaires dans la sphère locale. On
peut y voir les planètes qui se lèvent, celles qui culminent ou se couchent à l’horizon, on y
voit aussi la bande zodiacale, avec le signe qui se lève (à l’ascendant), etc. Le thème astral fait
apparaître aussi les distances angulaires significatives (ou aspects) entre ces différents points.
Le thème astral re-présente donc toute cette organisation spatio-temporelle du ciel de
naissance. Il y a là un champ de forces planétaires qui va influencer, conditionner le vivant.
Cette hypothèse astrologique, que je dirai naturelle, me semble être la base commune de
l’astrologie occidentale qui s’enracine dans la tradition grecque et sumérienne.
Il faut reconnaître, cependant, qu’on ne connaît pas encore avec certitude (faute de
mesures « objectives ») la nature de ces forces cosmiques et planétaires, il y a pourtant des
hypothèses qui me paraissent raisonnables
2
: effets gravifiques (influences des microgravités),
effets de résonance, effets thermiques (rayonnement infrarouge). Ces différentes
hypothèses privilégient un support physique, ce qui n’exclut d’ailleurs pas l’émergence
possible d’une dimension symbolique dont le thème peut rendre compte également. Il revient
1 BERTHELET-LORELLE Chistiane, La Sagesse du désir, Seuil, 2003
2
Je renvoie les chercheurs aux publications conditionalistes, notamment La Condition solaire et Eléments de
cosmogonie astrologique (Jean-Pierre Nicola).
Patrick Legwen © 2007 2
à l’astrologue Jean-Pierre Nicola d’avoir approfondi, sans avoir toujours été bien compris de
ses pairs, la question des rapports entre signaux physiques et symboles. Autrement dit, le ciel
des astrologues n’est pas coupé du ciel des astronomes. L’un (le ciel des astrologues) découle
de l’autre sans le détruire. Tout concepteur de logiciels astrologiques ne peut démentir ce
constat, me semble-t-il. J’ai déjà eu l’occasion, dans un article
3
publié en 2004 par la
Fédération des Astrologues Francophones, de situer le statut particulier et original de
l’astrologie comme discipline du sujet à la jonction du symbolisme et du phénoménal.
Si l’être humain n’était pas un récepteur extrêmement sensible, doté de performances
exceptionnelles en terme de traitements et intégration d’infimes signaux qui lui proviennent
de son environnement géo-solaire, l’influence céleste ne serait pas pour lui aussi puissante et
déterminante. En effet, elle trouve dans l’homme un écho évident. Ce récepteur humain peut
donc capter et traiter les nombreux signaux subtils de nature céleste (donc périodiques) et y
répondre de manière adaptative. C’est là, sans conteste, un fait exceptionnel dans l’évolution
des espèces. L’espèce humaine aurait donc avec le ciel quelques atomes crochus, ce qui ne
serait pas le cas du singe, avec qui pourtant elle partagerait 99% de son patrimoine génétique !
Cette sensibilité au temps cosmique distinguerait l’homme du règne animal. A ce titre, la
« théorie des âges » de l’école conditionaliste est éloquente : les stades de maturation psychoaffective
de l’homme seraient en phase avec les durées de révolution sidérale des planètes du
système solaire. Il y a là une voie de recherche entre astrologie et psychogénétique qui
mériterait selon moi une investigation approfondie.
Néanmoins, il semble que les animaux soient quelque peu sensibles aux influences
solaires et lunaires, mais leurs réponses adaptatives sont sans conteste beaucoup moins riches
et originales que celles de l’espèce humaine. Ce qui fait dire aux philosophes que la grande
différence entre l’homme et l’animal, est que ce dernier n’a pas d’histoire… l’homme crée du
neuf, de la culture. L’animal étroitement lié à ses instincts, contrairement à l’homme, ne peut
parvenir par lui-même à se changer.
Conditionnements et liberté
Le ciel peut donc agir comme un attracteur, comme un champ de forces qui « attire » à
lui nos réponses aux événements que nous vivons, et c’est la raison pour laquelle j’avançais
plus haut que le ciel pouvait agir comme un « dévoyeur » de sens. En effet, le ciel
astrologique peut déterminer, conditionner nos manières de réagir et non pas… d’agir. La
nuance est pour moi importante. ‘L’agir’ se situerait davantage dans nos motivations intimes,
notre volonté libre non-conditionnées par notre histoire, le ‘réagir’ aurait plus à voir avec nos
réflexes. Pour moi, le conditionnement astral jouerait donc davantage sur cette part de nousmêmes
qu’on pourrait appeler ‘animal’, autrement dit notre dimension psycho-corporelle,
largement sollicitée en première ligne – et bien souvent sur un mode défensif – pour trouver
une meilleure adaptation possible à notre environnement externe. L’imagerie du zodiaque
(zoo-diaque), mettant en scène un bestiaire symbolique, ne situe-t-elle pas éloquemment et
précisément l’influence astrologique dans ce plan psycho-corporelle ? Ce qui laisserait
supposer que notre part spirituel (la cime de l’âme pour la mystique chrétienne) ne serait pas
concernée par ce déterminisme astrologique.
Je tiens à préciser que le ciel joue également de concert avec les autres déterminismes
de notre environnement (familial, social, culturel, politique…). Nous sommes au fond, à bien
y regarder, partie prenante d’un ensemble de liens, de déterminismes qui, malgré tout, mettent
en jeu notre liberté, notre pouvoir de réponse personnelle et intime. Nous sommes saufs ! A
3 LE GUEN Patrick. « Place de l’astrologie entre les sciences de l’objet et les disciplines du sujet » paru dans la
Lettre des astrologues de la FDAF, n°34, 2004.
Patrick Legwen © 2007 3
condition toutefois, de ne pas nous départir d’un devoir de conscience (d’où l’importance
d’un travail sur soi, d’une ascèse personnelle) car le risque est grand de nous laisser enfermer
dans les déterminismes de nos vies et de devenir des marionnettes mues par des fils invisibles.
Face aux conditionnements célestes, nous pouvons donc nous vivre librement ou nous vivre
comme des pantins du ciel, comme des marionnettes suspendues au fil de notre destin. Ce que
dit bien ce dicton, attribué à Saint-Thomas d’Aquin « Le sage régit son étoile, l'ignorant est
régi par elle. »
Question d’éthique
Par conséquent, l’influence astrale peut être vécue comme un fatum aliénant. Mais il
me semble, en dernière analyse, que tout repose sur notre manière de concevoir l’influence
astrologique. Quel pouvoir lui accorde-t-on ou non sur nos destinées ? Et il semble que là
encore, ce qui nous différencie de l’animal ou de la plante, est bien notre capacité à nous
déterminer nous-mêmes en fonction de notre conscience. Ce qui ne retire en rien la réalité, la
prégnance des déterminismes naturels et culturels de notre environnement, mais simplement
entre notre conscience et les forces extérieures (quelle que soit leur nature) existe un espace
de choix (un espace de soi pourrai-je dire aussi), un jeu, où le ‘je’ que nous sommes peut se
déterminer et advenir librement.
Dans le paysage des divers courants astrologiques, il existe une astrologie très
prédictive et très déterministe, de celle-là je m’en méfie, car nous ne sommes pas une matière
inerte, ni des vivants rivés à nos instincts, nous sommes des vivants doués de raison et de
conscience. Et dans cette conscience, il y a un déterminisme intrinsèque qui ne doit rien aux
déterminismes extérieurs. C’est là un postulat primordial pour bien situer le discours
astrologique. Nous avons en nous des motivations profondes qui ne doivent rien à notre
environnement céleste, ni terrestre (conditionnements familiaux, sociaux, culturels…). Oui, il
y a en nous un espace de liberté intérieure que je ne confonds pas avec le libre-arbitre non
plus, car dans celui-ci il y a toujours le risque d’un arbitraire, fruit du caprice, du hasard ou
d’un déterminisme inconscient (la psychologie nous l’a montré) ! Cette liberté intérieure, libre
de tout déterminisme, est, pour moi, en lien avec cette part imprenable de notre conscience, en
lien avec le « silence de la pensée », cette nudité de l’esprit d’où peut jaillir toute nouveauté.
Alors, comment pouvons-nous donner de la place à cette dimension interne de liberté ?
Je crois que l’astrologie est intéressante car elle pose cette question de fond, celle de la liberté.
Est-ce pour cela que sa popularité est si agaçante pour les intelligences rationnelles ! La
question astrologique vient nous titiller là où notre liberté est en jeu, et n’est-il pas agaçant
pour notre intelligence de nous savoir forgés dans des déterminismes qui échappent à notre
sage raison et au champ de la science positive et rationaliste ? L’astrologie peut effectivement
donner le vertige !
L’astrologie repousse d’ailleurs assez loin la question du déterminisme évoquée plus
haut, jusqu’aux confins du système solaire ! Plus les déterminismes sont proches, aisément
identifiables, plus il est à mon sens facile de s’en libérer, car nous avons une prise dessus.
Mais l’astrologie nous parle de conditionnements invisibles, ce qui ne veut pas dire illusoires
ou inopérants. Il y a une réalité qui est là, que nous ne percevons pas d’une manière toujours
consciente, mais que nous pouvons néanmoins observer avec des yeux habitués à la pénombre
(là où les savoirs conventionnels s’évanouissent). Mais il y a aussi, fatalement, le risque d’un
aveuglement, tant le rayon d’action du déterminisme est poussée au loin, à la limite du visible
et de l’observable. L’astrologie peut donc poser d’une manière originale cette question du
déterminisme et de la liberté. Nous sommes en pleine question d’éthique.
Patrick Legwen © 2007 4
A ce point de ma réflexion, je suis tenté de faire un parallèle avec ce qui différencie
l’homéopathie de la médecine classique allopathique. Cette dernière fait reposer son efficacité
curative sur la chimie moléculaire. Il y a donc des molécules que l’on peut manipuler, des
substances moléculaires que l’on peut même synthétiser en laboratoire, il y a toute une chimie
qui est là et qui a fait ses preuves. Et puis il y a l’homéopathie qui est venu chambouler le
paradigme médical classique puisqu’on se retrouve avec des remèdes où la dilution extrême
rend improbable la présence de molécules actives. Alors comment l’homéopathie agit-elle ?
C’est une grande question. Simplement ce parallèle permet de montrer qu’il existe des
déterminismes invisibles dont on peut constater les effets et qui pourtant sont liés à des forces
que l’on ne connaît pas encore. L’homéopathie n’est pas considérée par ailleurs comme une
pratique magique ou occulte, les homéopathes ne sont pas des mages, ni des occultistes ou des
sorciers ! J’insiste sur ce point pour dire que l’astrologie n’est pas une magie, même s’il peut
exister des courants occultes dans l’astrologie, l’astrologie que je comprends n’est pas
magique. Simplement elle montre qu’il y a des forces que l’on connaît encore mal et qu’il n’y
a pas en en avoir peur, sous peine de sombrer dans la superstition. Ces forces agissent sur le
vivant et Dieu merci, nous ne pouvons pas les manipuler, sans quoi nous pourrions nous
transformer en apprenti sorcier.
Dans ce domaine, force de constater que la science utilise et manipule des forces
naturelles, des énergies, des substances infimes, avec des visées mercantiles ou militaires pas
toujours louables! On ne peut pas en dire autant de l’astrologie pourtant si décriée et
diabolisée !
Pour revenir à l’astrologie, il me paraît important d’insister à nouveau sur le fait que
nous ne devons pas nous considérer nous-mêmes comme des sujets passifs face aux
influences astrales. En prendre conscience, tout en en relativisant également leurs portées,
peut nous aider à prendre un sain recul pour que puisse s’exercer notre liberté profonde.
Précisons également que l’ignorance de l’influence astrologique n’empêche pas non plus de
facto l’expression de notre liberté, car la liberté intérieure n’est jamais liée aux déterminismes
naturels ou culturels. Ce qui peut, en revanche, empêcher cette liberté, est une croyance naïve
et erronée sur le pouvoir des influences astrales. Il me paraît donc important, à ce niveau, de
déconstruire toute fausse croyance sur soi et l’astrologie.
De la théorie à la pratique astrologique
Il me paraissait important de définir ce cadre de l’influence astrologique avant
d’aborder la praxis astrologique.
J’ai étudié l’astrologie et l’ai pratiqué pendant près de vingt ans, aujourd’hui je ne la
pratique plus. Je trouve néanmoins que l’astrologie pose de bonnes questions lorsqu’on se
place au niveau de la théorie. Maintenant il y a la pratique, que fait-on de ces considérations
théoriques en ce domaine ? Comment l’astrologie peut-elle être au service de la personne pour
l’aider à s’épanouir dans le monde, à sortir peut-être de la névrose, et l’aider à cheminer avec
plus de conscience et de liberté sur son chemin de vie ? Cette question pratique est pour moi
une question de fond également, après le constat théorique que je viens de faire.
Donc, il y a une pratique de l’astrologie, et dans cette pratique, à bien y regarder, il y a
un peu de tout et n’importe quoi. On peut trouver des astrologues qui utilisent des moyens
extra-astrologiques pour aider la personne, et dans ceux-ci on peut y trouver de la magie, de la
divination. On commence à toucher ici, me semble-t-il, des forces qui n’ont plus rien à voir
avec l’astrologie, au risque de tomber dans l’occultisme, dans la magie, parfois même dans le
satanisme. Là, tous les dérapages sont possibles, et nous ne pouvons plus contrôler ce qui se
passe. Cela me paraît dangereux de se retrouver dans les mains d’un astrologue qui aurait
Patrick Legwen © 2007 5
également des compétences de magicien, de voyant, de médium. Donc prudence ! Je ne dis
pas que tout est néfaste, je ne dis pas non plus que les astrologues qui utilisent d’autres
moyens en lien avec l’occultisme ou la magie ne soient pas bien intentionnés, j’attire
l’attention sur les risques de dérapage et d’abus de pouvoir.
On touche là, à la déontologie de la profession d’astrologue et à la formation
personnelle de l’astrologue en situation de relation d’aide ou de conseil. Je prétends qu’un
astrologue qui n’a pas fait un minimum de travail personnel, un travail sur soi pour connaître
ses limites, ses zones d’ombre, ses motivations inconscientes dans le métier qui l’exerce
expose ses clients, les personnes qui viennent le consulter, à des suggestions et des
manipulations inconscientes possibles ou simplement à des contre-transferts inconscients.
Dans le pire des cas, si l’astrologue est animé d’un sentiment de toute-puissance qui ne
contrôle pas ou dont il abuse sciemment, il peut mettre la personne en danger.
Les professionnels qui se sont formés aux relations humaines ou qui ont fait tout un
« travail sur soi », d’ordre psychanalytique ou psychothérapeutique, savent que nous sommes
tous porteur, à des degrés divers, d’une toute-puissance infantile qui s’est construite dans la
prime enfance. En effet, le tout-petit est animé d’un sentiment de toute-puissance, ce qui est
d’ailleurs très sain, soit dit en passant, car cela lui permet de développer un pouvoir créateur.
Ce sentiment de toute-puissance se construit très tôt, et il suffira alors que bébé pleure pour
obtenir le sein ou le biberon, qu’il ressente une détresse pour que maman vienne le cajoler
comme par magie. Il est même des mamans tellement branchées inconsciemment et
viscéralement sur les besoins du nourrisson, que ce dernier est comblé avant même qu’il est
eu besoin de manifester sa gêne. Cette toute-puissance se construit dans la relation fusionnelle
à la mère et s’entretiendra plus tard par la confusion des identités. Au bout du compte, s’il n’y
a pas eu défusion, différentiation entre la mère et l’enfant, si cette toute-puissance infantile
n’est pas sevrée, elle risque de perdurer dans le fonctionnement de l’enfant et du futur
adulte… que nous sommes peut-être devenus ! Se sentir responsable de ce que les autres
pensent, ressentent, mieux savoir qu’eux ce qu’ils devraient ressentir, penser, faire, accuser
les autres de notre souffrance ou notre malheur, par exemple, montrera avec éloquence que
nous sommes toujours mus par un sentiment de toute-puissance archaïque.
Tout praticien en situation d’aide, de soin ou de conseil, qui n’a pas fait un travail sur
soi, qui n’a pas éclairci son rapport au sentiment de toute-puissance, peut faire des dégâts. Il
peut tomber dans la manipulation, dans un pouvoir d’influence bien souvent inconscient.
Donc prudence ! Heureusement, un certain nombre d’astrologues ont fait un « travail
sur soi » ou se sont formés aux relations humaines ou à la psychologie. Mais ce n’est pas la
règle.
La consultation astrologique
Comment l’astrologie peut aider, nous aider à trouver une plus grande liberté
intérieure ? Je crois que l’astrologue, lors d’une consultation, peut nommer les forces qui sont
en jeu au moment de la naissance, ces forces qui vont participer aux premiers
conditionnements de la vie. Ces forces ne sont pas toutes égales, l’astrologue établira bien
souvent une hiérarchie de puissance de ces forces à partir des données du thème astral. Et déjà
le simple fait de nommer l’existence de ces forces, de dire à une personne « telle planète qui
est le vecteur d’un signal astrologique, d’une force naturelle, va vous amener à privilégier
dans vos modes d’expression, à rechercher plus que d’autres, des confrontations directes, à
vivre dans un corps à corps intense les situations auxquelles vous êtes confrontées, alors que
d’autres natifs auraient plutôt tendance à réagir différemment en privilégiant par exemple, le
dialogue, la réflexion dans un premier temps. » Je pense, en disant ça, à la planète Mars ou à
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une dominante ‘existence intensive’ (vivre la vie à bout portant, rechercher une intense
présence aux êtres et aux choses selon le clavier conditionaliste). Cette dominante planétaire,
au vu du thème astral, va induire ce type de dynamique. Une autre dominante planétaire
induira une autre dynamique (la réflexion, la distance face aux événements, recherche de
reconnaissance inconditionnelle, de clarté, etc.), enverra un autre déterminisme dans les
premiers temps de la vie.
Donc, ces forces planétaires agissent à la manière d’un conditionnement (les forces
planétaires peuvent être comprises comme des stimuli temporels et donc provoquer des
réponses conditionnées). Et ces conditionnements planétaires se traduiront dans la vie de la
personne par des réponses particulières mettant en jeu ses comportements ou sa dynamique
psychologique. Je précise qu’un conditionnement n’est pas un déterminisme étroit, il laisse la
place à des réponses variées, créatives et humainement riches. Pensons simplement au signal
« jour » lorsque le soleil de lève. Le lever du soleil, par sa périodicité, induit un
conditionnement naturel. La plupart d’entre nous répondons à ce signal par une réponse de
type « s’éveiller». La qualité de ce réveil, comment nous le vivons, nous appartient. Il y a
donc toujours de la liberté dans une réponse conditionnée !
Il peut être intéressant, dans une première approche de la consultation astrologique, de
nommer les forces planétaires en jeu. Et il n’est pas utile, bien souvent, d’aller très à fond
dans l’analyse pour que la personne commence à faire rapidement et spontanément des liens
avec sa vie : « Oui, effectivement je sentais bien qu’en moi il y avait quelque chose de cet
ordre là ». L’astrologie peut donc venir confirmer une dynamique interne que sentait la
personne obscurément et le simple fait de mettre des mots sur ce que la personne ressent ou
vit dans ses conflits intra-psychiques éventuels, permet d’asseoir quelque chose à l’intérieur
d’elle-même, parfois même, de la libérer du poids d’un ressenti inexprimé, qui, bien souvent,
se vivait alors en symptôme. Le discours astrologique, s’il est suffisamment structuré et
articulé dans sa logique, peut aider le consultant à accéder au symbolique, un symbolique qui
fait sens pour lui. Il n’aura peut-être plus besoin dès lors, de recourir au symptôme comme
moyen de dire ou ne pas dire l’inexprimable. En effet, le symptôme est un peu l’autre face du
symbole (ce que suggère leur racine étymologique commune), un faisceau de signifiants en
quête d’un signifiant refoulé, dirait la psychanalyse. Et lorsque la personne n’a pas accès au
symbolique, lorsqu’elle ne peut nommer ce qu’elle refoule ou cache, elle écrira alors dans sa
chair la signification qui lui échappe. L’art de l’astrologue peut donc offrir un avenir à toute
parole qui se cherche, c’est là sans conteste une richesse inestimable.
Ce premier travail dans la consultation peut donc avoir des effets très libérateurs et
immédiats comme je viens de l’évoquer et permettre aussi à la personne de contacter des
ressources nouvelles dont l’accès était bloqué par des ressentis ou des émotions enfouis, ou
bien, par des croyances erronées sur elle-même qu’elle ne parvenait pas à lâcher pour un
meilleur ajustement à son présent.
De manière générale, le fait de mieux identifier une force qui nous meut, que cela se
fasse par l’éclairage astrologique ou par un autre éclairage (entretien psychologique,
psychanalyse, relation d’aide…), permet une plus grande maîtrise intérieure. Ignorer, nier ou
refouler les forces qui nous meuvent intérieurement, c’est prendre le risque de leur donner un
plus grand pouvoir sur nous. Pour moi, un gain de conscience va toujours vers davantage de
liberté.
Le clavier astrologique est très riche et peut permettre d’entamer tout un travail
d’analyse assez poussé avec le consultant. Chaque école a sa visée, ses méthodes, sa praxis. Il
serait trop long dans cet article, de faire le tour d’horizon des différents courants ou écoles
d’astrologie, d’autant plus qu’à l’intérieur même d’une même école, les approches de la
Patrick Legwen © 2007 7
consultation peuvent être très diverses. Je souhaitais simplement et modestement me borner à
souligner quelques aspects de la consultation inspirés de ma propre pratique.
Risques et pièges de la consultation astrologique
Ma pratique de l’astrologie m’a appris que ce chemin de conscience et de plus grande
liberté qu’est à même de proposer l’astrologie pouvait être piégé. Car il y a toujours le risque
d’une identification stérilisante au discours ou à l’analyse de l’astrologue. Ce que je dis là
peut évidemment s’appliquer à d’autre domaine que celui de l’astrologie.
Un discours persuasif et quelque peu directeur peut induire également chez le
consultant une mauvaise compréhension du thème astral. Il y a toujours le risque que la
personne comprenne son thème comme une typologie rigide ou un carcan absolue : le thème
est l’image de mon destin ! Cela me paraît très pernicieux et mortifère et j’ai connu des
personnes qui conformaient leur vécu avec l’image fascinante de leur thème astral tel que
l’avait décrit un jour un astrologue lambda. Dans un premier temps, libérée du poids d’une
ignorance, elle retombe, dans un deuxième temps, dans une plus grande ignorance, celle d’une
fascination narcissique, d’un repli identitaire stérilisant.
Ce risque d’un enfermement existe pour toutes les typologies et l’astrologie en est une,
même si elle n’est pas que cela, l’astrologie que je comprends n’est pas une mise « en
conserve » de la vie. Une typologie peut néanmoins être enrichissante sur la connaissance de
soi et des autres, si elle est bien comprise et maniée avec doigté, si elle permet de faire un état
des lieux pour mieux nous dégager des identifications partielles de notre personnalité.
Autre piège : bien souvent les personnes qui viennent consulter un astrologue sont
porteuses d’une attente implicite vis-à-vis de lui, elles attendent des révélations, des
prédictions, des certitudes sur elles-mêmes. L’astrologue conscient de ce danger devra faire
preuve d’habileté et de clarté pour que ses réponses, ses apports, ne viennent finalement servir
l’attente implicite du consultant. Il risquerait ainsi d’endosser ce pouvoir magique dont le
nimbe le consultant et pervertir ainsi l’exercice de son art. Les risques de dérapages éthiques
sont réels, car l’astrologue qui n’a pas clarifié ses motivations psychologiques inconscientes
sera plus exposé qu’un autre à la tentation de la toute-puissance.
Il est très difficile de déconstruire les clichés stériles sur l’astrologie qu’un consultant
peut nourrir, de déjouer sa fascination magique pour l’astrologie. Oui, il y a beaucoup de
fascination dans l’astrologie. Cette fascination est un réel obstacle à un travail d’exploration
de soi sain, porteur de vie et de transformation.
Je connais quelques astrologues qui pratiquent à merveille l’exercice de leur art. Mais
je dois dire que j’en connais peu, parmi ceux que j’ai pu lire, entendre ou fréquenter, qui ont
ce doigté, cette vigilance, ce respect de l’autre et surtout qui ont eu le courage de faire tout un
travail sur soi (dans une autre discipline que la leur), afin ne pas être dupe de leurs
projections, aveuglements ou zones de vulnérabilité.
L’astrologie peut être maniée avec beaucoup de doigté, de science, et je crois qu’il
peut y avoir du bon dans cette pratique. Mais voilà, c’est une profession qui n’est pas du tout
régulée, il n’existe aucun cadre, même fédératif
4
, qui permet de réguler cette profession, d’en
superviser l’exercice.
4
Si la Fédération des Astrologues Francophones propose un cadre déontologique, elle ne propose pas en
revanche, de régulation des savoirs et des pratiques. Ses actions visent principalement la reconnaissance d’une
pratique auprès des médias et pouvoirs publics ainsi que l’information du public.
Patrick Legwen © 2007 8
Il y a un autre risque, un travers que j’ai constaté dans l’exercice de notre art, c’est
celui d’être prisonnier du modèle astrologique qu’on utilise, c’est-à-dire de notre conception
de l’astrologie. Il y a plusieurs écoles, mouvements, sensibilités dans l’astrologie, plusieurs
manière de la comprendre, de la pratiquer, il y a diverses théories astrologiques, ce qui veut
dire que chaque école fonctionne avec des pré-requis, des grilles de lecture qui vont
permettrent des décryptages différents de la réalité. Il y a là le risque d’un relativisme, d’un
réductionnisme même où chaque astrologue va « colorer » la réalité du vécu du consultant
avec ses propres conceptions, ses propres « lunettes théoriques ». On comprendra bien, d’une
part, que si les conceptions de l’astrologue sont erronées, elles induiront une mauvaise
interprétation du vécu des événements de la personne qui vient consulter. Avec le risque, déjà
évoqué plus haut, de mettre « en conserve » le vécu de la personne dans nos propres
catégories, ce qui aura pour conséquence de couper cette personne du dynamisme de sa vie. Il
y a làn me semble-t-il, une question de fond qui touche à l’épistémologie. Cette question se
pose également pour les scientifiques, je pense notamment à cette belle formule d’Henri
Poincarré, éminent mathématicien du début du siècle dernier : « la science est un cimetière
d’hypothèses ». Tout savoir évolue en laissant derrière lui des conceptions révolues.
S’appuyer sur des hypothèses ou des modèles, bien souvent invérifiables dans les sciences
humaines et dans les disciplines du sujet comme l’astrologie, me paraît donc hasardeux, car
que transmet-on à la personne qui vient consulter ?
Pour une discipline scientifique « dure » qui ne manipule pas des données
psychologiques et humaines, cela est sans grand danger. Si une hypothèse est fausse, c’est
l’interprétation du phénomène observé qui est faussée. En ce qui concerne la psychologie et
tout ce qui touche aux relations humaines, une interprétation erronée peut conduire à des
influences thérapeutiques dont les conséquences me paraissent dangereuses pour la personne.
C’est une question de fond pour laquelle je n’ai pas de réponse tranchée. Il y a là une double
question d’épistémologie et de déontologie. Nous nous trompons, nous nous trompons
constamment, tout savoir est partiel, toute connaissance de soi et des autres n’est jamais
définitive. Alors prudence, car nous touchons là des limites tout humaines ! Ce que nous
croyons vrai aujourd’hui, s’avèrera erronée demain !
Sachant cela, quelle conscience avons-nous de nos certitudes, de nos conceptions du
monde et des autres ? Quelle conscience avons-nous de ce que nous transmettons aux autres,
des vérités qui nous éblouissent parfois et nous aveuglent bien souvent sur l’essentiel ?
Savoir écouter pour entendre au-delà de son savoir
Alors comment ne pas enfermer l’autre dans les conceptions que nous avons de
l’astrologie ? Cela veut dire pour moi, et c’est sans doute une clef pour ne pas tomber dans les
pièges énumérés, que nous devons nous tenir au plus près de ce qu’exprime la personne avec
son langage, avec ses mots, avec ses gestes. Cela signifie que nous devons développer une
écoute centrée sur la personne, une écoute qui ne passe pas, dans un premier temps, par le
filtre de l’astrologie et de nos grilles de lecture. Il nous faudra donc apprendre à développer
une écoute empathique pour essayer d’entendre ce que vit la personne à l’intérieur même de
ses cadres de référence. Cette écoute décentrée de soi et centrée sur la personne me paraît être
la meilleure attitude pour désamorcer les nombreux pièges de la consultation astrologique que
j’ai évoqués plus haut.
Ecouter ce qu’exprime la personne et la confirmer dans ce qu’elle dit, lui permettra de
reconnaître la fiabilité de ce qu’elle ressent et éprouve. En confirmant la personne, vous ne
l’influencez pas. Vous lui communiquerez ainsi le message implicite que ce qu’elle vit est
juste, que ça lui appartient et que c’est entendu. Ce travail d’écoute préalable donnera de la
Patrick Legwen © 2007 9
confiance à la personne qui s’exprime, l’aidera à retrouver une consistance intérieure, une
sécurité, une plus grande liberté aussi.
C’est seulement dans un deuxième temps, qu’il sera intéressant de mettre en regard de
ce que la personne a exprimé, l’éclairage astrologique qui est le nôtre et qui nous appartient.
De cette manière, vous clarifiez en même temps la relation que vous avez avec elle, ce qui
permet de maintenir une saine distance, condition essentielle dans un travail
d’accompagnement. Quelle que soit votre grille de lecture astrologique vous ne risquerez pas
ainsi de « confusionner » votre interprétation avec l’expression du vécu de la personne, et le
sens qu’elle y donne. C’est une position relationnelle honnête qui consiste à dire « voici mon
éclairage astrologique que je mets en relation avec votre vécu. Comment cela vous parle,
résonne en vous ? Est-ce que cela vous apprend quelque chose de nouveau sur vous-même ? »
Ce qui me paraît intéressant et non enfermant, c’est de tenter des reliances, c’est-à-dire faire
des liens qui ne soient pas des entraves ou des chaînes entre le vécu d’un événement et notre
éclairage astrologique. Autrement dit : tisser des liens mobiles, lier de manière légère afin
qu’il soit toujours possible de délier sans violence à un autre moment de la consultation ce qui
aura été lié dans un premier temps, peut-être par tâtonnement. Pouvoir dire « ce n’est peut-
être pas exactement ça, la relation que je vous ai proposée n’était pas la meilleure, la plus
juste ». De cette manière, la personne elle-même peut participer à ce travail de reliance,
d’exploration, d’assemblage ou désassemblage du puzzle de sa personnalité. Il y a une idée de
jeu dans cette façon de chercher avec la personne le sens intime de sa vie. Ce qui montre que
le sens n’est pas dans le thème astral (le thème n’est pas le sujet comme le mot n’est pas la
chose), le sens émergera finalement de ce jeu, des liens qu’on va faire à un moment donné
entre sa vie, entre ce qu’elle a vécu et notre interprétation, notre constat astrologique.
Il s’agit d’aider la personne à relire aussi, à la lumière d’un nouvel éclairage, ce qui a
été vécu dans un événement et qui n’avait pas de sens à première vue. Parfois même, il sera
possible d’aider la personne à délier, dénouer des conditionnements passés, défaire des
croyances erronées, dépasser des conflits internes. Et, lorsque la personne parvient soudain à
se saisir d’une manière nouvelle, grâce à l’écoute que vous lui avez accordée à partir de son
propre cheminement et de ses propres interrogations, vous éprouverez peut-être la satisfaction
éphémère d’être parvenu au plein exercice de votre art.
La tentation est si grande de réduire le sujet, la personne, aux problématiques ou
lignes de force que suggère son thème astral et de ne plus entendre un dire qui se cherche, une
parole qui tente de naître entre ombre et lumière. Je reste persuadé néanmoins, que
l’astrologie est un merveilleux clavier symbolique qui peut aider la personne à chanter juste
dans le registre de sa condition qui est la sienne pour se hisser à un plus d’être. Pour ce faire,
devra-t-elle accepter de se défaire – durant le temps d’un entretien astrologique (car
n’oublions pas que l’homme se fait de se défaire) – de ses conditionnements tissés de liaisons
planétaires. C’est à ce prix que, peut-être, délestée du poids d’une « condition solaire
5
» vécue
bien souvent de manière aveuglante, elle pourra entrevoir ou pressentir qu’une nouvelle
naissance à elle-même est possible.
« L’homme passe infiniment l’homme » disait Pascal. C’est sur cette pensée que je
souhaite conclure cet article. Oui, nous sommes plus riches que la somme de nos
conditionnements et ce ciel extérieur
6
qui semble nous dépasser en grandeur, n’est-il pas au
fond qu’un leurre… bien réel pourtant au vu du poids des conditionnements astraux ? En
effet, si le ciel est dans l’homme selon le point de vue de l’ésotérisme, dans le sens où
5 Titre d’un ouvrage majeur de la pensée de Jean-Pierre Nicola, fondateur de l’astrologie conditionaliste.
6 Le ciel astronomique est notre référence commune, quelles que soient les divergences interprétatives des écoles
astrologiques.
Patrick Legwen © 2007 10
l’homme intègrerait l’externe par l’interne (ce qui rejoint d’ailleurs le principe anthropique de
l’astrophysicien Brandon Carter
7
), ne serait-ce pas là le signe manifeste que l’homme dépasse
infiniment ce qu’il intègre ?
Son « ciel » pourrait donc être dépassé par intégration, ce qui suggère qu’il perdrait du
même coup son déterminisme (sa nature causale). Mais ce n’est pas automatique, car c’est à
l’homme de transformer son « ciel » ! Ce logion de l’Evangile de Thomas « Heureux le lion
que l’homme mangera ; le lion deviendra homme. Malheureux l’homme que le lion mangera,
l’homme deviendra lion. » viendra confirmer mon propos en y apportant une nuance. Le ciel
peut être aliénant si l’homme ne parvient pas à l’intégrer en le dépassant, l’homme devient
alors son ciel. Soumis à ses déterminismes, il n’est plus lui-même (« l’homme deviendra
lion »). Mais le ciel peut être une chance de dépassement, d’un plus d’être, si l’homme ne se
laisse pas dévorer par ce qui le meut de l’extérieur de lui-même, le ciel retrouve alors sa vraie
place : à l’intérieur de l’homme. Il est humanisé, transformé en force d’Amour (« le lion
deviendra homme »). L’homme retrouve alors sa vraie stature, sa force d’être qui dépasse
toute contingence.
Alors, très humblement, sommes-nous vraiment en mesure de pratiquer une astrologie
qui permette à l’homme de « passer » l’homme, une astrologie qui ne soit pas un instrument
de pouvoir qui aliènerait nos forces de vie et de liberté, obscurcirait notre conscience et nous
conduirait, finalement, vers un désenchantement de notre nature, vers des chemins de mort
dont notre époque regorge et dont les chantres sont légion ?
Patrick Legwen
(février 2007)
7 Ce point de vue ésotérique (l'interne donne sens à l'externe en l'organisant et en l'intégrant par croissance
progressive, tel le fruit qui contient en puissance et reflète la structure de l'arbre qui le porte) émerge
étonnamment dans la science contemporaine, notamment, dans le principe anthropique de l'astrophysicien
Brandon Carter : l'univers est intelligible pour l'homme car celui-ci en découle. Ce nouveau principe scientifique
restitue l'homme dans sa primauté sur le réel physique en lui accordant une place que seule les religions lui
assignaient en dignité. Le réel ne serait donc rien sans celui qui en fait l'expérience, il serait même orienté pour
l'homme. Ce retour à l'unité semble témoigner que nous sortons peut-être d’une époque encore fortement
marquée p
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Grande Conjonction & AsterCenter

Si teleprovidence.com est le guide de ceux qui cherchent à s'orienter dans le monde des astrologues, grande-conjonction.org avec ses 26 numéros en ligne, à ce jour, est le guide des astrologues à la recherche d'un nouveau visage et d'un nouvel usage de l'astrologie. sous l'égide du Conseil Supérieur de l'Astrologie francophone.(CSAF)
Vous trouverez également sur "AsterCenter"
(site italien animé par Fernanda Nosenzodes) dans la rubrique "articoli internazionali" des textes et réfléxions qui commentent régulièrement les films diffusés sur TeleProvidence et TeleProvidenceHebdo.

Prévisions boursières pour l'année 2010 par Vincent Godbout.

Commentaires généraux et explications en français :
http://hirsig.ca/extra/ExplicF_Godbout.pdf

General comments and explanations in English :
http://hirsig.ca/extra/ExplanE_Godbout.pdf

Les valeurs prédites et les valeurs observées du SP500 de janvier à juin 2010.
The model with forecasts compared to actual SP500 scores from January to June 2010:
http://hirsig.ca/extra/Model2010A_Godbout.pdf

Les valeurs prédites du SP500 de juillet à décembre 2010.
The model with forecasts only from July to December 2010:
http://hirsig.ca/extra/Model2010B_Godbout.pdf

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Contact: Jacques Halbronn, 8 rue de la Providence, 75013 Paris, France

JACQUES HALBRONN : APPRENDRE A PENSER “SOLEIL – LUNE

Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……..

Jacques Halbronn nous invite à repenser notre représentation du soleil et de la lune à commencer par le réseau des correspondances associées à cette double matrice. ...
Lire l'article en ligne sur EDITIONS ERIC LE NOUVEL
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L'ouvrage majeur sur l'histoire des Centuries de Nostradamus
A télécharger:
Jacques Halbronn. Le dominicain Giffré de Rechac ( 1604-1660) et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle
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LE Nouvel Ordre Astrologique (NOA) par Jacques HalBronn

Le NOA met en place une certaine hiérarchie, une stratification, une série de phases allant du un au multiple, de l'essentiel au contingent, du permanent au passager... LIRE LA SUITE

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Communiqué


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