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vendredi 27 octobre 2017

Catherine Robin La guerre des sexes


« Guerre des sexes » ou guerre contre les femmes?

C’est un reproche régulièrement adressé aux féministes: elles viseraient / créeraient / entretiendraient une « guerre des sexes ». Implicitement, on suggère donc que sans les féministes, hommes et femmes cohabiteraient en toute quiétude, et non dans ce conflit permanent entretenu par des Amazones sur lesquelles pèse toujours le soupçon d’hystérie.
C’est d’ailleurs une telle vision de la paix des sexes que promeuvent certain·es intellectuel·les féministes français·es contre les travaux venus des Etats-Unis. En France, nous expliquent l’historienne Mona Ozouf et la philosophe Elisabeth Badinter dans les années 1990, le climat est étranger à la guerre entre les sexes et au politiquement correct entretenus par les féministes américaines. Les rapports hommes-femmes sont ceux d’un « doux commerce entre les sexes » — ce qui rendrait donc impossible l’importation du concept de « genre ». Cette idée renaît de ses cendres à l’occasion de l’affaire DSK, à propos de laquelle la sociologue Irène Théry se fend d’un tribune dans Le Monde pour défendre le féminisme français comme « une certaine façon de vivre, et pas seulement de penser, qui refuse les impasses du politiquement correct, veut les droits égaux des sexes et les plaisirs asymétriques de la séduction, le respect absolu du consentement et la surprise délicieuse des baisers volés ». L’asymétrie, en France, on kiffe. Les rapports de pouvoir? Connais pas.
L’argument de la « guerre des sexes » est donc brandi de toutes parts, par certaines féministes comme par les antiféministes. On reproche aux Américaines de voir conflit et rapports de pouvoir partout, alors que « la surprise délicieuse des baisers volés » c’est si chouette, surtout quand on est femme de chambre. C’est un des reproches majeurs adressés au genre: sa définition non pas seulement comme rapport social mais comme rapport de pouvoir qui gouverne les relations entre le groupe « hommes » et le groupe « femmes ». Tout serait tellement plus simple si les féministes baissaient les armes.
Partout, tout le temps, on nous tue. On nous frappe. On nous viole. On nous insulte. On questionne notre humanité. On nous discrimine dans toutes sortes de contextes. Pourquoi? Parce que nous sommes des femmes. Et ensuite, on nous accuse, nous les féministes, d’entretenir une « guerre des sexes ». Mais réveillez-vous! On nous mène la guerre depuis des millénaires, et quand nous protestons, quand nous essayons de nous faire entendre, nous sommes qualifiées d’hystériques, de va-t-en-guerre, de dangereuses perturbatrices de la paix sociale — c’est-à-dire: de l’ordre du genre. Votre « paix », c’est notre oppression. Les féministes se contentent de prendre les armes dans une guerre qui a touché leurs mères, leurs grands-mères, et toutes celles qui les ont précédées




 Cathetrine Robin  dans Elle.

C'est reparti pour la guerre des sexes ?


Depuis les années 1970, hommes et femmes vivaient en harmonie, ou presque. Et voilà que l’affaire DSK a tout chamboulé : les propos sexistes ont fusé et les réactions épidermiques des féministes n’ont pas tardé. Des tensions conjoncturelles ou les signes d’une incompréhension éternelle ? Enquête.
> Découvrez des témoignages de femmes et d'hommes.

« Le féminisme ne doit pas exister contre les hommes, mais pour les droits des femmes. »

D’abord ce sont des hommes qui ont parlé : « Il n’y a pas mort d’homme » (Jack Lang), ce n’est qu’« un troussage de domestique » (Jean-François Kahn), « La fellation forcée, ça n’existe pas, elle n’a qu’à mordre après tout… » (anonyme). Puis des femmes qui ont réagi : indignation, manifestations, pétitions… : « Haro sur les machos ! » « Il faut sortir l’homme des cavernes ! », clamaient les organisations féministes. Quelques semaines après le déclenchement de ce qui allait devenir l’affaire DSK, la France a vu resurgir de son inconscient refoulé une avalanche de propos machistes auxquels de nombreuses femmes se sont vertement opposées. De quoi relancer la guerre des sexes ? Après les grands combats des années 1960-1970 et les avancées qui ont suivi (IVG, contraception, loi sur l’égalité salariale…), la difficile marche vers l’égalité entre hommes et femmes se serait-elle muée en une nouvelle guerre, signe d’une incompréhension (pour ne pas dire une haine) grandissante ?
C’est la thèse que défend la psychanalyste Sophie Marinopoulos, qui vient de sortir un pamphlet intitulé « Combattre les petites philosophies du pénis » (éd. Les Liens qui libèrent). Selon elle, l’affaire DSK a non seulement « exacerbé nos laideurs respectives chez l’homme comme chez la femme », mais elle a aussi montré les limites du féminisme de réaction : « Si le féminisme se construit en “réaction à”, il fait fausse route, dit-elle. C’est un mouvement structurel, et non réactionnel. Il ne doit pas exister contre les hommes, mais pour les droits des femmes. » Et de s’interroger : « Que veulent les femmes avec les hommes ? Qu’ils soient des femmes comme les autres ? Qu’ils les fassent jouir comme des hommes, mais qu’ils leur parlent comme des femmes ? Derrière la montée en puissance d’un sexisme tel qu’il devient un racisme pour l’autre sexe – avec, d’une part, des femmes qui ne voient en l’homme qu’un pervers narcissique et, d’autre part, des hommes qui ne voient en la femme qu’une hystérique malsaine – fermente la haine de la différence des sexes. » Dans une société qui tendrait à vouloir effacer la différence entre les sexes et les générations, hommes et femmes seraient complètement perdus, prêts à verser dans la caricature (macho viril contre femme objet), « pris dans un dialogue de sourds ». Et, de l’incompréhension à la guerre, il n’y a qu’un pas.

« Le concept de guerre des sexes est une imposture »

Le constat est-il si sombre ? Les rapports hommes-femmes se seraient-ils à ce point dégradés ? Tout le monde ne partage pas cette vision belliqueuse. « Le concept de guerre des sexes est une imposture, estime Thalia Breton, la porte-parole de la jeune association Osez le féminisme !. Comme tous les combats visant à transformer la société, le féminisme est caricaturé. Notre engagement est universaliste. Ça ne sert à rien d’opposer les sexes. Car les stéréotypes sexistes, tout le monde en souffre, y compris les hommes, sommés d’être virils, forts, protecteurs. Notre objectif est de lutter contre les assignations systématiques à des rôles sociaux en fonction des sexes, sans pour autant nier les différences biologiques. » D’une autre génération, la journaliste Françoise Laborde et la féministe québécoise Denise Bombardier, auteures du court pamphlet intitulé « Ne vous taisez plus ! » (éd. Fayard), réfutent elles aussi l’idée d’être en guerre contre les hommes : « Hommes et femmes peuvent avoir des relations difficiles, mais, en aucun cas, il ne s’agit d’une guerre. Nous ne sommes pas dans une logique de castration. Nous ne voulons pas prendre la place des hommes. Nous souhaitons juste que la séduction et les rapports entre les sexes puissent se faire dans l’égalité et le consentement. Sans renier les différences. L’égalité ne signifie pas la gémellité. Voyez cette école maternelle en Suède où l’enfant n’est jamais considéré comme fille ou garçon, jamais appelé par “il” ou “elle”, mais par le terme neutre d’“ami” afin de ne pas transmettre de stéréotypes sexués. Cette vision du combat pour l’égalité nous fait frémir. »
« La guerre vise la destruction de l’autre, renchérit le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez, auteur de “Scènes de la vie conjugale” (éd. Fayard). Nous sommes aujourd’hui davantage dans une logique d’affrontement, avec l’aspiration à se comprendre et à s’entendre. » Il poursuit : « Dans les sociétés traditionnelles, les hommes et les femmes vivaient dans des mondes à part, chacun étant le spécialiste de son propre univers. Pour l’homme, c’était le combat, la transmission du patrimoine. Pour la femme, c’était veiller sur le foyer et les enfants. Les moments de rencontre entre les deux sexes étaient nécessaires dans un but partagé. Aujourd’hui, les deux sexes occupent des terrains communs. On est bien obligés de s’affronter pour accorder nos violons. »

« Ce n’est pas parce qu’un père s’occupe de ses enfants et fait la cuisine qu’il se sentira moins homme. »

Occuper des terrains communs, partager les rôles et les fonctions, est-ce cela qui mènerait à la confusion des genres, mère de tous les maux, d’après Sophie Marinopoulos ? « Etre égaux en se considérant comme identiques ne consiste qu’à éviter notre condition, estime-t-elle. C’est un risque majeur pour les femmes qui, face à des hommes blessés par ce qu’ils ressentent comme une perte de leur intégrité, peuvent redoubler de violence. » Une vision contre laquelle s’élève Serge Hefez : « Qu’on ne me parle pas de confusion des genres, par pitié ! Ce n’est pas parce qu’un père s’occupe de ses enfants et fait la cuisine qu’il se sentira moins homme. Les fonctions qu’il endosse ne recouvrent pas toute son identité. Lorsque l’on accomplit des tâches traditionnellement dévolues à l’autre sexe, il n’y a pas forcément de confusion intérieure. C’est dans le rapport à l’autre qu’il peut y avoir de la confusion, car il faut en permanence se mettre d’accord sur ce que l’on est l’un par rapport à l’autre dans la relation, mais pas dans son identité propre. »

61,1 % des femmes attendent d’un homme qu’il les protège

Alors, plutôt que de guerre, ne faudrait-il pas parler d’ambivalence à l’égard du sexe opposé auquel l’on demande tout et son contraire ? Il y a quelques mois, le magazine masculin « GQ » s’interrogeait sur ce continent inconnu qu’est la femme avec ce drôle de titre provocateur : « Mais qu’est-ce qu’elles veulent à la fin ? » Sondage à l’appui, on y découvrait que 61,1 % des femmes attendent d’un homme qu’il les protège, que 32,6 % trouvent que c’est lorsqu’il cuisine qu’il est le plus sexy et que 54,6 % d’entre elles trouvent la drague « ludique tant que le jeu de la séduction ne vire pas au plan potache ». Même si ce sondage a été réalisé avant le séisme DSK, on y décèle toute l’ambivalence des attentes à laquelle les hommes d’aujourd’hui doivent faire face. « L’homme que nous essayons d’incarner est un individu réconcilié, explique Emmanuel Poncet, rédacteur en chef adjoint de “GQ”. Nous ne sommes ni dans la lamentation d’une virilité menacée, ni dans l’exaltation métrosexuelle du début des années 2000. On essaie de trouver un nouveau modus vivendi dans la relation. Ce qui n’empêche pas d’être parfois complètement démunis face à des demandes confuses et contradictoires. » Qui sont bien souvent le fruit d’un conflit intérieur qui rejaillit sur l’autre (« J’aimerais qu’il étende le linge, mais je n’accepte pas qu’il ne le fasse pas comme je le fais, moi. Alors je m’énerve »).

Garçons et filles du XXIe siècle plutôt enclins au pacifisme ?

Finalement, les garçons et les filles du XXIe siècle seraient plutôt enclins sinon au pacifisme, du moins à l’entente cordiale. Dans un pays comme la France où les femmes sont toujours payées 20 % de moins que les hommes, où la parité politique est loin d’être gagnée, où les tâches domestiques sont à 80 % effectuées par les femmes, le chemin vers l’égalité paraît encore bien long. Comment y parvenir sans tirer à boulets rouges sur le sexe opposé ? Pour Emmanuel Poncet, « il faut sortir des réflexes hystériques, dogmatiques et idéologiques en optant pour une approche plus pragmatique des choses. Il ne s’agit pas d’être dans le consensus mou, mais dans un pragmatisme quotidien, avec des négociations permanentes et des discussions franches ». Et si l’esprit belliqueux ne fait pas l’unanimité, miser sur l’éducation pour tendre vers l’égalité remporte l’adhésion de tou(te)s. « L’éducation à l’égalité et contre les préjugés sexistes fait partie des trois gros chantiers que nous avons engagés en cette année préélectorale », souligne la porte-parole d’Osez le féminisme !. Sophie Marinopoulos est d’accord : « Le féminisme, on le porte en soi, c’est un esprit, une intériorité, un combat anonyme. Il faut en imprégner chaque jour ses enfants et lutter à tous les instants contre les clichés que l’on colporte parfois sans même sans rendre compte. » Le préjugé sexiste, voilà l’ennemi !


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