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lundi 1 août 2016

Jacques Halbronn Des relations malheureuses entre astrologie et astronomie, de Ptolémée à Jean Pierre Nicola

Des relations malheureuses entre Astrologie  et Astronomie  de Ptiolémée à Jean- Pierre Nicola
par  Jacques  Halbronn
La promiscuité de l’astronomie et de la mythologie  avec l’astrologie aura entrainé  celle-ci vers des déviances.  Il y a 50 ans  Jean-Pierre Nicola recommandait de rejeter de l’astrologie tout ce qui ne correspondait pas à une réalité astronomique non pas seulemen calculable mais observable, donc il a évacué  de son Astrologie notamment les maitrises, les noeuds lunaires mais en gardant la division en 12 de l’écliptique et du mouvement diurne alors que la division en 8 est bien plus intéressante et permet de travailler sur la dualité des saisons et des parties de la journée. Rappelons que  le 12 se retrouve dans les mois et dans les heures, mais ce n’est pas une raison suffisante pour que l’astrologie s’en entiche même si les astronomes ont utilisé un tel diviseur dans leur méta-langage qui n’a nullement la même réalité que les planétes, les étoiles etc..
Or, il nous apparait 50 ans plus tard que l’astrologie aura beaucoup souffert de ses acquaintances avec l’astronomie et qu’il importe de l’en débarrasser et ce à plusieurs titres et d’abord comme on  a  dit, parce que les astronomes n’utilisent un tel langage, un tel codage que d’un point de vue ergonomique et non pas épistémologique.
Nicola n’a pas non plus su résister à l’obligation d’intégrer en astrologie les planétes au delà de Saturne, inconnues des  Anciens. Dans son systéme RET, le groupe T est exclusivement consacré aux trois transsaturniennes faisant ainsi de la découverte récente de ces trois planétes une sorte de loi.
En revanche, Nicola a eu raison de se tenir à distance des domiciles et exaltations des planétes qui avec le recul sont une véritable galère. A l’époque, autour de Jean Carteret, on  ne parlait, dans le milieu  astrologique, que de Mendeleev et de son tableau.  Les astrologues, au lendemain de la découverte de Pluton étaient convaincus que l’on ne tarderait pas à découvrir deux planétes au delà de Pluton. On les appelait X et Y (Léon Lasson) ou -pour rester dans la mythologie, Proserpine (épouse de Pluton)  et Vulcain, nom qui fut d’abord attribué à une supposée intramercurielle, qui devait se trouver entre Mercure et le Soleil, d’où le choix du dieu forgeron. Mais on finit par abandonner cette piste et le nom de Vulcain fut recyclé pour désigner une planéte  hypothétique censée se place aux fins fonds du systéme solaire!.
Bien entendu, il fallut modifier le dispositif des domiciles et des exaltations et mettre fin au dispositif des doubles domiciles préconisé par Ptolémée quand on ne connaissait encore que 5 planétes plus les luminaires, ce qu’on appelle le Septénaire, un peu abusivement.(lequel on retrouve dans le nom des jours de la semaine, Dimanche, lundi etc) On connait la suite, en 1781 avec Uranus- ainsi baptisé par les astronomes de préférence à Herschell, le découvreur hanovrien émigré, et à Georgium Sidus en l’honneur du roi d’Angleterren lui aussi venu de Hanovre..Puis ce fut le tout en 1846 de Neptune mais avant en 1801 et dans les années qui suivirent, quatre déessesè jusque là négligées par les astronomes,  avaient servi à nommer les premiers astéroides. Rétrosepectivement, l’on observe que les astronomes  avaient choisi les dieux dignes d’avoir des planétes un peu n’importe comment, avec des omissions qui furent réparées par eux depuis un peu plus de 200 ans..Mais les astrologues ne semblent pas s’etre formalisés de tels oublis, au cours des siècles, ce qui montre bien que leur rapport à la mythologie restait assez contingent.
Anne, ma soeur Anné, ne vois -tu rien venir. Le dernier tiers du XXe siècle fur marqué par trois fausses prophéties : celle sur l’an 2000, celle sur les planétes au delà de Pluton et celle -due à Barbault, sur une troisiéme guerre mondiale.(ce qu’il avait démontré mathématiquement avec son graphique englobant les trois transsaturniennes)
Actuellement, les maitrises sont en plein chantier depuis des décennies: Mercure et Vénus ont toujours deux domiciles alors que Mars, Jupiter et Saturne n’en ont plus qu’un, l’autre ayant été cédé aux trois transsaturniennes. Quant aux exaltations, toujours précieuses pour les tenants du thème astral, elles restent encore plus en plan et l’on est encore en train de débattre de celles de Neptune et de Pluton. Au lieu de faire machine arrière, en ce début de XXIe siècle en abandonnant les planétes transsaturniennes et en revenant au seul Septénaire, les astrologues actuels se résignent à une cote mal taillée, ce qui fait un peu désordre. D’ailleurs, le dispositif des exaltations est ressassé inlassablement sans que l’on nous en  explique le bien fondé structurel  alors que celui des domiciles a au moins  le mérite d’une assise astronomique (critère d’éloignement au soleil  avec saturne à l’opposé des luminaires.
Les astronomes auront ainsi fait des cadeaux empoisonnés avec les dénominations qu’ils ont mis en place et ce depuis l’Antiquité alors qu’initialement les planétes n’étaient pas désignées par référence aux dieux mais selon leur couleur et leur luminosité.
Certains astrologues continuent apparemment à croire que les noms des planétes et des signes serait le résultat d’observations, de corrélations expérimentales, alors qu’il s’est agi d’emprunts partiels (pour les planétes) et complets (pour les signes) à des séries déjà existantes, à savoir les 12 dieux  et déesses de l’Olympe (mais Saturne n’en fait pas partie, ni Uranus), les 12 mois de l’année etc.   Il serait bon qu’ils se dispensent à l’avenir de donner du sens aux noms des planétes et des signes (ou des constellations) car ce sont des facteurs qui ont parasité la pensée astrologique.
Que dire enfin de la précession des équinoxes qui aura, depuis environ 2 siècles, introduit dans le canon astrologique  une sorte de Grande Année, surdimensionnée, articulée sur le passage du point vernal dans les constellations zodiacales alors même que la plupart des astrologues se déclarent tropicalistes, fervents des saisons (saisonologues selon la formule du sidéraliste  Patrice Bouriche) qui auront réussi à  refocaliser les astroogues du XXe siècle sur la symbolique zodiacale, avec  tout un discours sur le culte du  taureau, du bélier, des poisons et l’attente messianique  de l’Ere du Verseau (cf notre ouvrage Aquarius ou la nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979). Actuellement, les astrologues en mondiale accordent la plus grande importance  à l’entrée des transsaturniennes dans un nouveau signe du zodiaque en oubliant que la divisiion en 12 n’a strictement aucune valeur scientifique aux yeux des astronomes même s’ils y reccourent pour des raisons purement pratiques.
Conclusion: débarrassons l’astrologie de tous les apports de l’astronomie: ne nous croyons pas obligés d’utiliser le Septénaire dans sa totalié car l’astrologie peut fonctionner avec une seule planéte, comme Saturne, en relation avec certaines étoiles fixes. Là encore, il y a une mauvaise influence des astronomes qui auront conduit Nicola à élaborer une astrologie fondée sur le systéme solaire, on pourrait même dire qui en émane. Nicola n’aura évidemment pas accepté que l’on se servit des étoiles fixes, extérieurs au dit systéme, oubliant que l’astrologie est d’abord vue de la Terre, avec  nos yeux, à l’oeil nu et que les « signaux » les plus évidents sont liés aux rencontres entre planétes et étoiles. Nicola est complétement passé à côté de cette dialectique alors que l’on sait fort bien que l’astrologie est née de la découverte du différentiel entre étoiles fixes et étoiles errantes (le mot planéte correspondant à un adjectif grec ayant cette signification.
Il ne s’agit évidemment pas de nier que l’astrologie ait à se servir de certaines données astronomiques, mais toute la question étant de savoir lesquelles. Elle n’a ni à épiloguer sur les noms que les astronomes donnent aux dites données ni à se servir de toutes les données proprement scientifiques comme le croyait Nicola  avec son  troisiéme groupe (du RET) avec T pour transcendance, excusez du peu!. On sait d’ailleurs ce qu’il est advenu du statut de Pluton en 2006 (après celui de Vulcain)  et l’on notera que la très grande majorité des astrologues n’aura nullement cessé de s’en servir, pratique oblige.. .Après tout, les astrologues accordent la plus grande à l’érection des thèmes alors que ceux-ci ne correspondent à rien au regard de l’astronomie- que veut dire cet arrêt sur image, cette « coupe »? – même si on les calcule en se servant des outils astronomiques.
Ptolémée est certes l’auteur ou en tout cas le compilateur de cette encyclopédie astrologique qu’est la Tétrabible. Mais le fait qu’il ait été aussi astronome – et l’on sait que Copernic démolit totalement son systéme géocentrique- ne saurait sanctuariser la dite Tétrabible. Quant à Kepler, postérieur à Copernic, on sait qu’il se soucia énormément d’une réforme de l’astrologie, voilà 400 ans et qu’il déclara que les aspects étaient la partie la plus certaine de l’astrologie, ce qui permettait d’éviter le débat autour de la précession des équinoxes, entre tropicalistes et sidéralstes. En tant qu’astronome, il savait fort bien que le nom des signes ne devait aucunement intéresser les astrologues, au delà des calculs.  Nicola aussi prendra ses distances avec tout ce fourbis symbolique mais il s’est  arrété trop tôt -alors qu’il est toujours en vie – et depuis trente ans, il n’a pas fait avancer son travail, victime de ses éléves et de ses clients qui l’auront conduit à croire qu’il était arrivé au but..
Quant à la question de la façon dont les humains sont marqués par les astres, il ne faut certainement attendre quoi que ce soit du côté des astronomes ou des astrophsyciiens, sans pour autant tomber dans quelque forme de néoplatonisme  synchronique à la Jung. En vérité, c’est plutôt du côté du monothéisme qu’il faut regarder – comme dans la Lettre de Poe-à savoir que les sociétés anciennes se sont constitué des signaux à partir de quelques données  astronomlques triées sur le volet. (cf La Pensée astrologique in L »‘étrange histoire de l’Astrologie, Ed Artefact 1986)  Il est faux de dire que les astrologues ont observe des effets, ils ont simplement instauré des lois et s’y sont tenus. MAis ces astrologues n’étaient pas au départ des marginaux   passifs  mais au contraire des législateurs puissants et capables d’imposer une stricte discipline au peuple , génération après génération – ce qu’on appelle l’hérédité sociale et ce n’est qu’à ce prix, que de façon subconscciente, les humains captent instinctivement, sans même regarder consciemment l’état du ciel,, les signaux mis en place par leurs ancêtres  il y a  des millénaires. ..;.












JHB
31  07 16
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