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samedi 27 août 2016

Jacques Halbronn Respecter le modéle astrologique initial, quelles que s...

Jacques Halbronn Les paradoxes de la conjonction en astrologie, comme ...


Etudes de sociologie du milieu astrologique français rassemblées par Jacques Halbronn

Etudes de sociologie du milieu astrologique français
rassemblée par  Jacques  Halbronn
Nous  avons réuni trois études   dont la première inédite, deux de notre plume et une due à Yves Lenoble.(2003).  On complétera par  Le livre blanc de l’Astrologie, paru sur CD  à l’occasion du Salon de l’Astrogue de mars 2006)  et que l’on trouvera en ligne.


I    Radioscopie du leadership  astrologique francophone 1970-2010

par  Jacques  Halbronn
L’exercice que nous allons pratiquer ici est assez délicat et s’inscrit dans la ligne d’une longue série de travaux de sociologie du milieu astrologique que nous avons initié en 1978 avec la parution  d’un volume d’une trilogie dans la revue Grande Conjonction  (Ed la Grande Conjonction) suivie de  la parution du collectif  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros) ainsi que dans quelques études parues en français dans la revue Astrolabe^(dir Patrice Louaisel) et en anglais dans la revue Kosmos (dir. Julienne Mullette Sturm) puis dans le « Bottin Astrologique » en 1981. Nous ne récpitulerons pas ici notre bibliographie à ce sujet, nous contentant de signaler la soutenance en 1995 d’un mémoire de DESS intitulé « Le milieu astrologique, ses structures et ses membres » (Paris VIII) dans le domaine de l’ethno-méthodologie. Et c’est bien en ethnologue que nous nous situerons ici, à la fois en la double qualité de membre et d’observateur  d’une communauté, s’inscrivant dans une longue Histoire.
Exercice délicat dans la mesure où l’on pourra nous reprocher d’être juge et partie mais comme personne ne semble disposé ou/et en mesure de mener à bien une telle entreprise, il nous faut bien nous résigner à prendre ce risque, que nous limiterons quelque peu en nous tenant à des « faits » assez aisés à recouper pour celui ou celle qui en prendrait la peine, ce qui exigerait au vrai un travail de documentation assez ardu, même s’il est facilité par l’examen des revues spécialisées et par ce qui est accessible désormais sur les réseaux sociaux
Travailler sur un corpus d’une quarantaine d’années (1970-2010), c’est tout de même  prendre un certain recul surtout si l’on s’attache aux personnalités ayant  traversé ces décennies successives plutôt qu’à quelques étoiles filantes qui seraient autant de feux de paille. Quant à ce qui a pu se passer de nouveau, au regard du leadership, depuis 2010, il nous semble bien difficile de distinguer ce qui fera ou non long feu., Nous renvoyons en complément  à un récent article que nous avons consacré aux Congrès d’astrologie de 1997 à 2017.
Nous avons sélectionné douze  noms de personalités ayant assez fortement et durablement marqué de leur empreinte, à divers titres, le milieu  astrologique. En effet, le leadership astrologique se joue sur plusieurs tableaux: celui de la responsabilité d’associations loi 1901,  de l’organisation d’événements, de la direction de revues ou de médias (y compris virtuels Minitel, You tube etc) mais aussi l’enseignement et la publication d’ouvrages pratiques, théoriques, historiques etc
Nous n’avons pas retenu de noms de femmes -même  si nous sommes au courant -et souvent parce que directement impliqués-de leurs actions – on pense à Colette Cholet, à Denise Daprey, à Daniéle Rousseau, à Solange de Mailly Nesle, à Iréne Andrieu et quelques autres comme Martine Garetier ou Josette Bétaiolle., En effet, il nous a semblé qu’elles avaient toutes du mal à rebondir, à transformer l’essai (comme on dit au rugby) au delà d’une action souvent assez remarquable mais de durée relativement bréve à l’aune d’une quarantaine d’années.  En outre des carrières ayant débuté relativement tardivement au prisme de cette période, ne peuvent qu’avoir eu qu’un impact  limité, en profitant d’une dynamique déjà engagée précédemment.
Si l’on se situe au début de la période que nous avons délimité – et l’on pourra évidemment discuter de la pertinence d’un tel découpage temporel – nous observons un creux générationnel avec d’une part des personnalités nées avant 1930, comme Brahy (Belgique), Alexandre Volguine,  André  Barbault et Jean-Pierre  Nicola et de l’autre des « jeune » nés au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. et entrés en astrologie dans les années 60-70 et au delà. avec notamment pour les plus précoces dans la prise de responsabilité communaitare/associative, Patrice Louaisel,  Yves Lenoble et Jacques Halbronn.  D’ autres personnalités- également nées   entre   1947 et 1949- si elles débutèrent dans leur intérêt pour l’astrologie plus ou moins à la même époque, ne percèrent en tant que leaders que dans les années 80 -90  comme Maurice Charvet (né en 1947), Alain de Chivré (né en 1946)., Robert Jourda. On notera d’entrée de jeu qu’un tel profil  ne correspond plus du tout à celui qui peut s’observer de nos jours en termes d’âge et de sexe, cinquante ans plus tard.
Nous apprécierons donc  les personnalités sélectionnées  au regard de leur capacité à traverser les décennies et à embrasser des domaines assez variés, soit un critère à la fois temporel  et spatial. Nous aborderons in fine le cas d’une dernière génération de leaders , celle d’un Patrice Guinard  (né en 1957),  d’un Roger Héquet (né  en 1955), d’un  Frank Nguyen (né en 1966) qui furent somme toute moins précoces que leurs ainés quand il s’agit de sortir du rang. Mais cette différence d’une dizaine d’années correspond aussi, grosso modo, à une différence du même ordre  quant à l’époque où  ces derniers entrèrent avec le milieu astrologique. Les  leaders nés au mliieu des années 40 avaient une vingtaine d’années  en mai 68 alors qe ceux qui naquirent dix ans plus tard n’avaient qu’une dizaine d’années. Halbronn et  Louasel  semblent bien avoir bénéficié d’un certain jeunisme post 68 qui permettait d’acceder à une position dirigeante. Mais l’on notera aussi qu’ils étaient tous deux passés par l’Université tout comme   Lenible et  Chivré d’ailleurs.  Mais ce derniers,  plus provinciaux,) ne semblent  pas avoir eu au même âge la même maturité   « morale », même si Lenoble  avait fondé sa propre association (ARRC)comme les deux autres dans les années 70.GERAS  et MAU respectivement)  mais sans connaitre un impact  équivalent  du moins au départ. Sur le plan  de la pensée astrologique, Lenoble avait été « formaté » par l’école dite  conditionnaliste  de Jean-Pierre Nicola (CEFA, COMAC).  alors que Louaiseil et Halbronn  accueillaient  les courants les plus divers au sein de leurs groupes respectifs  et se mirent assez vite à organiser des congrès, un mot clé de la vie astrologique  à partir 1974., Louaisel   émigrant de Puteaux, en banlieue parisienne  (92) vers la province et notamment dans la région Rhône Alpes .. Tous deux avaient fait leurs classes de dirigeants associatifs au sein du CIA (l’association  dominante  où André Barbault avait joué un rôle  central) au sein du bureau duquel ils étaient entrés, Louaisel d’abord puis Halbronn  (élu en 73 Vice président )  dans les années  72-74  avant d’en partir. pour créer leur propre structure..
Il faut donc  s’imaginer  ce qu’a pu être le choc entre  ces nouveaux  venus tous frais émoulus de l’université  face  un André Barbault, né en 1921,  autodidacte sans diplôme autre qu’un certificat d’études primaires et qui en 1974,  avait une bonne cinquantaine.  Un quart de siècle séparait Barbault de Louaisel et de Halbronn. Ce dernier avait au moins trois atouts à jouer:
1 il était polyglotte et pouvait communiquer avec les astrologues espagnols, italiens, allemands/autrichiens  et anglais/américains
2  il était historien  et  put dès 1974  faire paraitre des rééditions d’ouvrages astrologiques anciens dans la collection dirigée par René Alleau, la Bibliotheca Hermetica.  Ce même René Alleau dont l’article Astrologie pour l’Encyclopaedia Universalis allait par la suite laisser la place à un nouveau texte du à Halbronn
3  Il était sociologue et était en mesure de décrire la vie astrologique sans exclusive et de façon assez exhaustive. D’où la parution de plusieurs guides des astrologues (1984, 1995 et 1997, ce dernier non signalé par Lenoble dans sa bibliographie!) qui  font autorité dans le milieu astrologique.
4  Il  était organisateur et était capable de  tenir plusieurs congrès par an  dans un grand nombre de villes,   A cela il a un rare talent d’animateur de tables rondes entre astrologues, en sachant dégager les points méritant débat. Si les colloques sont axés sur la recherche, l’école d’astrologie qui se fonde dès 1975 au sein du MAU, la FLAP, permettra de former un grand nombre d’enseignants en astrologie.
5  .Il  put également dès 79  avoir un local, rue de la Providence permettant d’y donner des cours et d’y installer une bibliothèque
6  Il avait une approche critique de l’astrologie, bien plus affirmée que  chez Lenoble et Louaisel  Ce qui aurait pu le discréditer aux yeux du milieu astrologique lui  évitait d’être marqué par telle ou telle « école ». Et c’est ainsi que Seghers signa avec lui en 1975 un  contrat pour des ‘Clefs pour l’Astrologie », collection ‘Clefs pour » des plus prestigieuses, Barbault se trouvant remercié qui avait le premier pris contact..
7  Halbronn est procédurier. En 76, il poursuivra André Barbault et la revue L’Astrologue pour diffamation par voie de presse, du fait d’un article de Barbault concernant Clefs pour l’Astrologie. En 1978, en appel, Halbronn obtint gain de cause.
8  Halbronn à partir de 79  conclue des accords avec les éditions Guy Trédaniel ce qui donnera un processus de co-éditon avec  la structure « Grande Conjonction ». Parmi ses succés, Halbronn  éditera les ouvrages sur les heures dans le monde de Gabriel (alias Dronsart) et  de Françoise Schneider Gauquelin ainsi que le Répertoire chronologique nostradamique de Robert Benazra.
En 1999, il se rapprochera du CURA de Patrice Guinard en y mettant en ligne son Catalogue des Textes Astrologiques Français (CATAF) et en organisant en décembre 2000, le dernier congrès astrologique du XXe siècle.
En fait,  halbronn a le don des synergies, notamment en balisant la France de congrès tenus avec des responsables locaux indépendants.
9 Halbronn est un homme d’archives filmées et ce dès 1978, ce qui lui permettra de lancer Teleprovidence en 2008 (actuellement plus de 5000 vidéos)

10  Halbronn  de 1979 à 2007  obtiendra plusieurs titres universitaires: dont celui de Docteur es letrtres (Thèse d’Etat) et de pos-doctorat (Ecole Pratique des Hautes Etudes) outre sa thèse de troisiéme cycle en Etudes Orientales (Hébreu)), et chaque fois dans le champ de l’astrologie et du prophétisme, se spécialisant notamment  sur l’histoire des éditions des Centuries de Nostradamus.
Peut-on imaginer un tel scénario catastrophe pour la génération née 25 ans après Barbaut,  se produisant autour de l’An 2000?  Quel jeune »loup »  n’ayant même pas 30 ans  pourrait ainsi prendre le pouvoir de façon aussi éclatante?
La réponse  est  Jacques Halbronn  lui-même.  En 2004,  Yves Lenoble est le témoin d’un phénoméne inoui, l’organisation d’un super-congrès  réunissant tout le gratin astrologique à Paris  et faisant un pied de nez à Lenoble et à ses congrès.Pour Lenoble et Catherine Gestas, c’est le commencement de la fin en qualité  d’organisateur de congrès couplés avec le Salon de l’Astrologue. (cf notre recension 1997-2017),  en notant la préférence pour la publication d’actes de colloque plu^tôt que la mise en ligne de films, ce qui aurait constitué une collection assez remarquable sur une quinzaine d’années (depuis 1990)
En 2008, le même Halbron  décide, faisant suite à l’expérience lancée l’année précédente  par Roger Héquet (TV  Urania) de créer une télévision astrologique, « Teléprovidence, également sans équivalent.
Cela dit,  celui qui pourrait  le mieux apparaitre comme un leader important pour les prochaines décennies nous parait être le lyonnais  Frank  Nguyen,, né en 1966, donc vingt ans plus jeune que la « clique » née au lendemain de la guerre. Passé par l’Université (études médicales), d’origine vietnamienne, comme son nom l’indique, il dirige depuis plusieurs années le RAO, fondé  à Lyon  par Robert Jourda,  et a publié des ouvrages sur l’Astrologie. Rappelons que Lyon est une  plaque tournante de l’Astrologie, en raison de la présence du GERASH de patrice Louaisel puis du CEDRA de Maurice Charvet dont Jourda futr un proche.
Mais les temps changent  et après une période de consensus mou (à partir de 1990 ce qui correspondant  à la parenthèse  Lenoble) faisant suite à une période bien plus dynamique dans les annés 50-80  désormais, depuis  le début du nouveau siècle, le débat concerne les fondements mêmes de l’Astrologie. Or  le RAO semble vouloir défendre une certaine pratique traditonnelle de l’Astrologie à l’instar de la FDAF  d’Alain de Chivré. CE sont en quelque sorte des syndicats. A l’instar de Josette Bétaiolle à Bordeaux, Nguyen poursuit une tradition de congrès lancée par Halbronn, au milieu des années 70 sans  avoir le talent d’animateur des rencontres entre astrologues dont avait fait preuve Halbronn, ce qui en fera des coquilles vides.
Et quel est le trouble-fête  pourfendant l’Astrologie du XXe siècle? Réponse: nul autre que Jacques Halbronn lui-même si bien que les générations d’astrologues des années 50-60 se retrouvent ringardisées et ne peuvent dès lors plus guère brandir l’argument d’un renouveau de l’astrologie qu’elles seraient censées en princpe incarner.  Cela tient au fait que les travaux de  Halbronn  sont restés jusque là assez confidentiels et donc ont conservé toute la force de la nouveauté, ce qui n’aurait pas été le cas s’ils avaient fait école lors des précédentes décennies. Halbronn  n’est pas un sceptique de l’astrologie mais un réformateur capable de la faire reconnaitre sous un nouveau visage, pouvant y faire venir de nouvelles recrues comme ce fut le cas dans les années 60  autour d’un Jean-Pierre Nicola en redéfinissant radicalement le rapport entre astrologie et astronomie. Selon Halbronn,  il importe de faire la synthèse des orientations de Nicola  vers  une émancipation  par rapport  au symbolisme zodiacal et mythologique et d’André  Barbault vers une simplification du modèle astrologique (notamment en astrologie mondiale, à partir de 1967 Les astres et l’Histoire. En effet, les années « Lenoble » ( 1990-2003) celui-ci ayant été à bonne école avec Nicola) auront été marquées par une certaine régression de la réflexion théorique en astrologie, un vieillissement une féminisation du public qui joue le rôle de repoussoir. Désormais, Halbronn  met sa télévision au service d’une croisade en faveur d’un ressourcement de l’Astrologie, par le biais de centaines d’articles et de vidéos.
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II   L’arbre généalogique du milieu astrologique français

par  Yves Lenoble

Rares sont les astrologues français à s’intéresser au milieu astrologique sous l’angle généalogique. Pourtant cette approche est riche d’enseignements. Je voudrai profiter de ce congrès pour explorer avec vous notre passé. Il est important de « se souvenir », de nous rappeler d’où nous venons, d’être conscient de ce que nous avons reçu pour à notre tour transmettre l’héritage en le faisant fructifier selon nos talents et les besoins de notre époque.
I UN DEMI-SIECLE DOMINE PAR L’ASTROLOGIE SCIENTIFIQUE (1900 – 1939)
A) Les pionniers de la renaissance et de la modernisation
L’astrologie est tombée en désuétude en France pendant le XVIIIème et le XIXème siècle. Aussi, au moment de la renaissance de l’astrologie, à la fin du XIXème siècle, l’une des premières tâches a été de « restaurer » l’astrologie. Fomalhaut dans son Manuel dastrologie sphérique et judiciaire (1), redonne la parole à Ptolémée. Son manuel suit pas à pas La Tétrabible de Ptolémée, cette oeuvre du deuxième siècle qui, étant le livre de référence des astrologues, a été abondamment commenté pendant près de quinze siècles. A la même époque Henri Selva traduit le XXIème livre de lAstrologia Gallica (2) de l’astrologue français Morin de Villefranche. Cet astrologue mathématicien à la cour de Louis XIV a relu de manière critique Claude Ptolémée et a composé, à son tour, en latin une œuvre immense dont une infime partie a seulement été traduit en français.
Mais à la même époque l’astrologie entend se moderniser et se différencier des sciences occultes. Paul Flambard (1867 – 1930) a dominé les trente premières années du XXème siècle. Il juge nécessaire de lutter pour l’autonomie de l’astrologie qui souvent est mélangée à l’onomancie, au tarot, à la kabbale. Pour faciliter les recherches statistiques il modifie la représentation du thème, prenant comme base non plus les planètes en maisons mais les planètes en signes. Choisnard – c’est le nom qui se cache sous Flambart – entend reprendre Ptolémée et ne garder que ce qui est vérifié par l’expérimentation et prouvé par la statistique. Ces nouvelle idées sont consignées dans plusieurs ouvrages, notamment dans son traité Le langage astral  (3).
Il est intéressant de noter que pratiquement tous les astrologues ont des pseudonymes pendant la première moitié du XXème siècle. Barlet c’est Albert Faucheux, Fomalhaut c’est l’abbé Nicollaud, Abel Haatan, c’est Abel Thomas, Henri Selva c’est André Vels, Rumélius c’est Armand Barbault, Don Nécroman c’est Rougié et Symours, c’est Conneau. La mode va se perpétuer après guerre avec Hadès et Hieroz, respectivement Alain Yaouanc et Jean Rozières. L’astro-psychologie va cesser d’adopter cette mode typique des prêtre, ingénieur et professeur de lettres de la première moitié du XXème siècle qui voulaient rester discrets.
B) La génération SAF (Société d’astrologie française)
D’après le vicomte Herbais de Thun qui a écrit un ouvrage (4) racontant par le menu tout le détail de ce qui s’est passé dans le milieu astrologique pendant la première moitié du vingtième siècle, la vie associative astrologique ne prend vraiment corps que le 24 Novembre 1927, date à laquelle le colonel Maillaud crée la société d’astrologie française (S.A.F.). On retrouve dans cette association qui se réunit tous les mois et qui publie une petite revue. les grands noms de l’astrologie française : Choisnard et son jumeau Eudes Picard, Selva, Gouchon, Volguine, Janduz. En 1929 se déroule une polémique entre le Colonel Maillaud et Janduz, qui aboutit à l’exclusion de Janduz, tout cela semble-t-il parce que Janduz (le pseudonyme de Jeanne DUZEA) avait mentionné dans son livre° « Méthode dinterprétation du Bélier et de Mars » le nom du colonel Maillaud sans son autorisation. Je signale ce petit détail parce qu’il témoigne déjà de la susceptibilité excessive des astrologues français.
LA SAF organise en 1937 à Paris pendant l’exposition universelle un congrès international d’astrologie scientifique. Il y aura 60 communications, 250 congressistes ; 23 nations représentées. En l’absence du colonel Maillaud –malade-, c’est André Boudineau qui préside ce congrès. La plupart des titres des communications témoignent du souci de rendre l’astrologie scientifique. Nous voyons à quel point nos prédécesseurs ont le souci d’adapter l’astrologie à la mentalité moderne.
Il est important de signaler que Don Necroman avait organisé en Juin 1937 un « Congrès international d’astrologie rationnelle ». Cet astrologue qui avait une petite association entendit profiter de la publicité faite autour de ce premier congrès international pour récupérer quelques semaines avant une partie du grand public intéressé par l’astrologie. il y eût cinq mois plus tard en Novembre 1937 des exclusions : le trésorier Camiade, Gouchon, Mme de Télème. Il s’ensuivit le 8 Juin 1938 la création d’une association concurrente l’Union Française d’Astrologie (l’U.F.A.) avec De Camiade, Mme de Télème, Lasson (président), Caslant (Président d’Honneur). La guerre allait mettre fin à la vie de ces deux associations.
Date importante : en janvier 1938 Volguine fonde une revue astrologique bimensuelle les Cahiers Astrologiques.
II LA GENERATION DE LASTROPSYCHOLOGIE (1946 1974)
A) Les Cahiers astrologiques
La guerre va marquer l’interruption de toute activité astrologique. Les réunions de la SAF n’ont plus lieu. Les Cahiers astrologiques cessent de paraître. De grands astrologues meurent pendant la guerre (Caslant, Selva, Krafft). Alexandre Volguine refait paraître Les Cahiers astrologiques dès Janvier 1946, revue qui va paraître tous les deux mois pendant trente ans.
Nous fêtons ce mois-ci le centenaire de sa naissance. L’occasion de rendre hommage à cet être à l’esprit encyclopédique qui se dévoua à la cause astrologique et qui donna la parole à bon nombre d’astrologues, même s’il ne partageait pas ses opinions… Outre cette revue, Volguine publiera un douzaine de livres sur les sujets les plus variés. Il va être également éditeur, publiant des ouvrages que les autres éditeurs n’auraient jamais publiés : par exemple Lastrologie selon J.B. Morin de Villefranche de Hiéroz.
B) La génération CIA (Centre International d’Astrologie)
L’influence de Choisnard reste présente en 1946 puisque l’association fondée juste après la guerre, le 7 Octobre 1946 à 13h à Sèvres, inclut le mot « scientifique » dans son titre : Centre International d’Astrologie Scientifique ( CIAS ). Le premier président Jan de Niziaud indique que ce centre est la réalisation de la pensée d’Edouard Symours. Ses buts : rassembler des données ; expérimenter ; mettre sur pied un ordre des astrologues. Le CIAS comprend six sections, la section psychologie est particulièrement active. Cette section dirigée par André Barbault poursuit pleinement les deux premiers buts indiqués dans les statuts du CIAS. Elle poursuit également d’autres buts : construire l’interprétation ; édifier la symbolique de chaque planète. Le « S » de CIAS est vite jugé inutile et dès 1947 le CIAS devient tout simplement le CIA, Centre International d’Astrologie.
André Barbault sait être un véritable animateur de la vie astrologique. Tous les samedis, 15 à 20 passionnés d’astrologie se retrouvent dans son petit studio de la rue Mouffetard pour parler astrologie, lancer de nouvelles idées, les soumettre à la critique parfois féroce des amis. Il anime – avec son ami Jean Carteret – les réunions bihebdomadaires du CIA, et devient le porte parole efficace de cette astrologie psychologique. La section psychologie publie coup sur coup : 450 thèmes de musiciens, recueil de peintres, analogie de la dialectique Uranus-Neptune (6), Jupiter et Saturne, Soleil et Lune. Signalons au passage que la dominante uranienne et neptunienne du thème du CIAS-CIA se retrouve également dans les thèmes des astrologues constituant le noyau du CIAS-CIA (Barbault, Santagostini, Carteret). J’ai déjà évoqué cette similitude dans une conférence du congrès sep Hermès consacré en Novembre 1997 à la synastrie (pour plus de détails se reporter aux actes de ce congrès).
De même que la SAF a organisé le quatrième congrès international en 1937, le CIA s’occupe en 1953 de l’organisation du septième congrès international qui durera près d’une semaine entre le 28 Décembre et le 2 Janvier 1954 (7). Il y eût une centaine de participants pour entendre des astrologues de sept pays, la comtesse autrichienne Zoé Wassilko facilitant les échanges grâce à sa connaissance des langues. Peut être y aurait-il eu davantage de participants si Alexandre Volguine n’avait pas refusé d’annoncer ce congrès dans les Cahiers Astrologiques.
Les rapports entre le CIA et les Cahiers astrologiques vont s’améliorer après ce congrès. Le CIA a besoin de pages dans une revue et les Cahiers astrologiques ont besoin d’abonnés. Un accord va être trouvé. La revue publie le compte rendu des réunions bimensuelles du CIA et, en échange, la plupart des membres du CIA s’abonne aux Cahiers. Pendant cette période d’heureuse collaboration la revue va s’étoffer et publier trente numéros spéciaux thématiques entre 1957 et 1967, dont plusieurs consacrés à l’astrologie mondiale et à l’astrologie médicale. Le sommaire de chaque cahier est consultable sur le site de la FAES (24).
Pendant que se développe un courant d’astropsychologie, Michel et Françoise Gauquelin, deux chercheurs en statistique réunissent plusieurs milliers de données de naissance. Leurs travaux font apparaître pour certaines professions une surfréquence de certaines planètes au lever ou à la culmination supérieure (Mars pour les militaires par exemple). Même si les Gauquelin n’ont jamais voulu être considérés comme des astrologues, leurs travaux ont toujours beaucoup intéressé la communauté astrologique. Dans leur premier livre (8) ils ont parlé de Choisnard en le critiquant, indiquant par là leur filiation avec le courant de l’astrologie scientifique.
L’astrologie psychologique a le vent en poupe. André Barbault sait vulgariser l’astrologie auprès du grand public. Grâce à l’appui de l’écrivain François Régis Bastide il parvient à publier aux Editions du Seuil, en 1955, douze petits volumes consacrés à la symbolique des signes. Le vif succès de ces volumes tirés à plusieurs millions d’exemplaires permet à André Barbault de publier en 1961 l’ouvrage théorique de l’astropsychologie écrit déjà depuis quinze ans et qu’il n’a pu réussir à éditer : « De la psychanalyse à lastrologie » (9). A la même époque les Editions du Seuil lui commande un traité d’astrologie qu’il écrit en quelques mois. Ce livre (10) qui connaît un véritable succès sera traduit en italien, en espagnol et en portugais, succès qui ne s’est pas démenti depuis plus de quarante ans.
Tout en s’appuyant sur des données traditionnelles, ce traité reprend, quand on y regarde de près, bien des principes de Choisnard : importance de l’angularité des planètes,  concentration sur ce qui a un fondement astronomique (dix planètes, douze signes, douze maisons et les aspects majeurs) ; pratique d’une astrologie expérimentale.
Barbault et Choisnard présentent en effet bien des points communs. Comme Choisnard, Barbault a le même souci de désocculter l’astrologie et la défend avec les mêmes talents de polémiste notamment en s’appuyant sur le constat statistique des Gauquelin.
Tous deux sont à la recherche de corrélations solides. André Barbault a sans cesse recours à la méthode comparative pour dégager de nouvelles significations aux planètes, aux planètes en signes, etc. comme pour, au niveau de l’astrologie mondiale, établir des corrélations entre les phases des cycles planétaires et les évènements de l’histoire (11).
Les livres qui vont être écrits par la suite ne pourront s’empêcher de se référer aux ouvrages d’André Barbault. Il est donc du plus haut intérêt de voir quels sont les maîtres de Barbault. Au niveau astrologique :  Choisnard et, plus avant, Morin et Ptolémée ; au niveau psychologique : Freud, Allendy.
Le Traité pratique dastrologie (10) joue le rôle de catalyseur. Chaque astrologue qui écrit se situe par rapport à cet ouvrage. Claire Santagostini, une ancienne élève et collaboratrice d’André Barbault , critique en 1965 dans Horoscopie cartésienne (12) ce traité pratique qu’elle trouve trop analytique et prône beaucoup plus de globalité dans la pratique de l’astropsychologie. Cette même année 1965 Jean-Pierre Nicola publie son premier ouvrage La Condition Solaire (13) . Ce chercheur qui considère comme essentiel d’articuler convenablement le conditionnement cosmique avec les autres conditionnements (sociologique, biologique, etc.) s’intéresse aux corrélations entre la typologie de Pavlov et les types zodiacaux.
1965, c’est aussi la sortie du livre antiastrologique de Gauquelin « Lastrologie devant la science ». Volguine, Barbault et Nicola s’associent pour critiquer le brulôt de Gauquelin.
1965, l’année de la conjonction Uranus-Pluton, est en fait une année clé. C’est en quelque sorte l’année où plusieurs astrologues se définissent et se différencient les uns des autres. La longue période de l’entente cordiale touche à sa fin et ne va plus durer que quelques mois.
C) La période des conflits ouverts (1967 – 1974)
C’est au moment où l’astrologie intéresse de plus en plus le public et commence à se vulgariser qu’éclate en 1967 le conflit entre Barbault et Volguine, entre le CIA et les Cahiers astrologiques. Barbault participe en 1967 à la création d’Ordinastral, une société qui délivre des thèmes par ordinateur. Parce qu’il a prêté son concours à la création de cette société il est critiqué par plusieurs de ses confrères. Il démissionne de sa fonction de vice-président du CIA.
Avec cette démission, une page se tourne ; le CIA perd son âme. André Barbault accepte néanmoins d’être rédacteur en chef de la revue créée par le CIA et publiée par les Editions Traditionnelles, l’Astrologue. Il va maintenant mettre toute son énergie dans le succès de cette revue.
Le CIA confie à Jacques Berthon, Jean-Pierre Nicola, Paul Colombet et Régine Ruet de créér une école, le CEFA (Centre d’Enseignement et de Formation à l’Astrologie). Jusque là les astrologues restaient confinés dans leur petit milieu. Maintenant ils adoptent une attitude plus active vis à vis de la société. Néanmoins des tensions surgissent entre eux car ils n’envisagent pas du tout l’avenir de la même manière.
Berthon n’a pas sur le plan juridique et financier les mêmes conceptions que Nicola, c’est la crise au CEFA. Berthon crée son école, l’Ecole Supérieure d’Astrologie de Paris (ESAP) tandis que Jean-Pierre Nicola donne en 1972 une orientation conditionaliste au CEFA en intégrant à l’équipe de professeurs Yves Lenoble et Max Lejbowicz. Il faut signaler que Claire Santagostini faisait déjà cavalier seul et qu’elle avait créé en 1967 avec François Villée son école d’astrologie globale, l’A.I.A. (Académie Internationale d’Astrologie). En 1974 c’est le conflit ouvert entre Barbault et Nicola.
Nous sommes loin de cette période d’entente cordiale où Barbault, Carteret, Gauquelin, Nicola, Volguine, Santagostini et tant d’autres coexistaient pacifiquement. Le milieu astrologique a volé complètement en éclat en un laps de temps de sept ans. Les conflits qui ont eu lieu pendant ces sept ans marquent à mon sens encore l’inconscient du milieu astrologique, notamment les conflits Barbault-Volguine et Barbault-Nicola.
III LA STRUCTURE EN RESEAU DE L’ASTROLOGIE FRANCAISE CONTEMPORAINE
A) Renaissance des congrès
Un jeune astrologue, Patrice Louaisel créé en 1974 au sein du CIA un laboratoire de recherches en astrologie qui va devenir le Geras (groupement d’étude et de recherche en astrologie scientifique). Tiens, tiens : le « S » DE CIAS abandonné par le CIA refait surface… Alors que le CIA est parisien, le GERAS se développe surtout en province… Ce groupe à tendance œcuménique subira de plus en plus l’influence d’un courant qui est en train de se développer, le courant d’Alex Ruperti partisan d’une astrologie humaniste. Aussi le. GERAS deviendra en 1982 le GERASH (groupement d’étude et de recherche en astrologie scientifique et humaniste).
L’ISAR, une association astrologique américaine, et Jacques Halbronn, vice-président du CIA organisent en 1974 à Paris à l’Hôtel le Méridien un congrès qui fera date. Interviennent à ce congrès : Barbault, Ruperti, Nicola, Colombet, Ruet, Halbronn, Louaisel, De Surany. J’y donne ma première conférence. Il est intéressant de remarquer la présence de la jeune génération parmi les organisateurs et les conférenciers. Ce congrès inaugure la série ininterrompue des congrès astrologiques.
Jacques Halbronn, en 1976, démissionne du CIA, crée le Mouvement Astrologique Universitaire (M.A.U.) et organise chaque année un congrès (14). En 1977, le CIA décide de sa dissolution et certains des membres de l’équipe restante décide de reprendre le nom de SAF. Mais Jacques Halbronn profite de la maladie de Paul Colombet pour déclarer avant lui la SAF à la préfecture. L’association dirigée par Paul Colombet est obligée de renoncer à s’appeler la SAF pour s’appeler la SFA (la Société Française d’Astrologie). Cette association va, elle aussi, organiser chaque année un congrès. Colette Cholet qui accueille chaque été des stages dans sa maison de Dieulefit (Drôme), va à la mort de Paul Colombet prendre les rênes de l’association.
Je crée mon école en 1975 et je m’isole de l’ambiance de combats fratricides en créant en 1977 l’Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques (A.R.R.C.) qui organise une réunion mensuelle où interviennent tour à tour les divers acteurs de l’astrologie française.

B) Les années 80 : développement d’une vie associative astrologique structurée en réseau

Le GERAS se développe, multiplie ses cercles locaux, développe sa banque de données et se dote d’une revue : Astralis. Mais différents courants astrologiques apparaissent en France dans les années 80.

Un courant d’astrologie karmique se développe avec Irène Andrieu (15) qui, en 1982, publie Initiation à lAstrologie dévolution et crée à Paris son école. Ce courant accorde dans l’interprétation d’un thème une grande importance aux nœuds lunaires et aux planètes rétrogrades.
Le courant d’astrologie conditionaliste de Jean-Pierre Nicola s’organise en 1980. Le centre d’organisation du Mouvement d’astrologie conditionaliste (COMAC) entend regrouper ceux qui soutiennent que le thème de naissance n’est pas un absolu. Ses membres qui ne se situent pas dans une perspective symboliste, estiment qu’il est indispensable d’interpréter ces configurations célestes en fonction des conditions terrestres définies par l’hérédité, l’éducation, les déterminismes familiaux et socio-culturels de chaque époque.
Le courant humaniste, quant à lui, se constitue autour d’Alex Ruperti qui publie en 1981 Les cycles du devenir (16). Ce grand voyageur, ainsi que quelques uns de ses disciples (notamment Jean-François Berry), sillonnent la France pour diffuser la pensée de Rudhyar. Le nombre de leurs élèves augmentent très rapidement. Ils décident en 1984 de s’organiser en association et crée le réseau d’Astrologie Humaniste (le R.A.H.).
En 1986 le GERASH traverse une grave crise qui aboutit à sa dissolution. Maurice Charvet, qui était l’un des piliers du GERASH, fonde le « Centre de documentation et de recherches en astrologie » (CEDRA). Il poursuit la publication de la revue Astralis, met la base de données de naissance sur Minitel. Il crée « Maison III » une lettre bimestrielle d’informations et édite des ouvrages astrologiques à des prix très abordables, dont la très pédagogique initiation aux directions primaires de Danièle Jay (17). Il organise de temps un temps un congrès. L’association va se développer régulièrement pour devenir le groupe astrologique français le plus important. Le Cedra ne fonctionne plus en s’appuyant sur des cercles locaux. On notera que dans CEDRA il n’y a plus de « H » ni de « S ». L’absence de H est logique puisque existe maintenant le RAH. Mais, ce qui est plus significatif, c’est la perte du « S ». Se reproduit ainsi la répétition de ce qui s’était passé avec le CIAS qui avait perdu son « S » en 1947. On verra dans quelques instants comment ce « S » va bientôt réapparaître.
On notera autour de 1985 deux tentatives de fédération. Danièle Rousseau regroupe en 1984 au sein de la Fédération Francophone d’Astrologie (F.F.A) Alex Ruperti, Marief Cavaignac, Jean-François Berry, Marielle Garel, André Barbault, Joëlle de Gravelaine, Solange de Mailly Nesle, Yves Lenoble tandis qu’un groupe concurrent se crée en 1985 autour de Denise Daprey, la Fédération des Enseignants en astrologie (F.E.A.). La F.F.A. donna l’occasion à Marielle Garel, Solange de Mailly Nesle, Marie Cavaignac, Jean-François Berry et Yves Lenoble de se rencontrer. Par la suite ils se retrouvèrent régulièrement et créèrent l’association « Mercure » dans le but d’organiser des stages d’été.
Solange de Mailly Nesle, qui a déjà publié deux ouvrages importants Lastrologie (18) et lEtre cosmique (19) s’associe en 1989 avec trois astrologues (Joëlle de Gravelaine, Aline Gorry et Yves Lenoble) et une psychologue pour créer le Groupement des Astropsychologues Professionnels (GAPP) devenu rapidement l’Association Générale des Astropsychologues Professionnels (Agapè).
Ce courant préconise une approche symbolique de l’astrologie et juge indispensable d’enseigner aux élèves les notions psychologiques de base. L’école va connaître une belle expansion. Martine Barbault, Marie-Noëlle Baudron et Catherine Gestas (qui dirige elle-même une école d’astrologie) ont rejoint le premier noyau. Catherine Aubier, Lynn Bell, Frédérique Dambreville y ont donné pendant plusieurs années des cours. L’école regroupe maintenant dix astrologues, trois psychologues.
C La synergie salon / congrès malgré  les scissions au sein du milieu astrologique
L’ARRC, soutenu par les membres de « Mercure » a organisé en mars 1990 des journées d’études sur Mercure qui ont réuni 150 personnes. L’ARRC a renouvelé l’expérience au Palais des Congrès les années suivantes en couplant le congrès avec un salon. Le salon (organisé par Marie Mercier et Francis Santoni d’Auréas, José Gonzalès de Logistel et Christophe de Cène d’Asteria) permet aux éditeurs de livres, aux libraires, aux responsables d’associations astrologiques et aux concepteurs de logiciels de se faire connaître. Particularité du congrès suivi chaque année par plusieurs centaines de personnes : on peut y entendre chaque année un astrologue venu de l’étranger ou une personnalité qui n’est pas astrologue mais dont les connaissances peuvent être très utiles aux astrologues. Ainsi sont venus successivement Alain Toussaint, Charles Harvey, Liz Greene, Stephen Arroyo, Annick de Souzenelle, Jean Yves Leloup, Dominique Levadoux, Bernard Melguen, Pascal Charvet, Robert Hand, Guiseppe Bezza, Grazia Mirti, Dante Valente, José Luis San Miguel de Pablos. Sep-Hermès publie les actes de ces congrès quatre mois plus tard. Les sommaires des actes des congrès passés sont consultables sur le site sephermès (20). Cette synergie met en évidence la structure en réseau qui est devenue la caractéristique de l’astrologie française depuis la disparition du Centre International d’Astrologie.
En 1992, Francis Santoni, Françoise Gauquelin, Yves Lenoble et Suzel Fuzeau-Braesch (du Centre National de la Recherche Scientifique) créent le groupe « Recherche en astrologie par des méthodes scientifiques » (RAMS). Le « s » perdu revient. Francis Santoni, créateur en 1986 de la société Auréas qui produit et diffuse les éphémérides et les logiciels astrologiques les plus utilisés en France, met ses compétences informatiques au service de ceux qui s’intéressent aux recherches d’ordre statistique. Suzel Fuzeau-Braesch, qui a longtemps dirigé un laboratoire de biologie à la Faculté des sciences d’Orsay près de Paris, profite de cette aide. Elle a publié le nouveau Que sais-je sur lastrologie (21) qui donne de notre discipline une présentation beaucoup plus objective que celle proposée jadis par l’astronome anti-astrologue Paul Couderc. Elle fait part des résultats de ses recherches dans les Cahiers du RAMS qui paraissent une fois l’an. Ses recherches sur les jumeaux seront publiées dans son ouvrage  Lastrologie : la preuve par deux  (22). Didier Castille a rejoint le RAMS. Ce chercheur effectue des recherches statistiques sur l’hérédité astrale à partir de millions de données obtenues auprès de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE).
En 1992 Robert Jourda quitte le CEDRA et crée le Rassemblement des Astrologues occidentaux (RAO). Ce groupe va reprendre la tradition du GERAS d’avoir une présidence tournante, d’implanter des cercles locaux. Il innove en incitant les astrologues à passer des mémoires à la fin de leur formation. La présidente actuelle Michèle Raulin (qui a succédé à Yves Christiaen) organise chaque année une ou deux sessions de soutenance de mémoire. Franck Nguyen est, quant à lui, responsable de la revue de l’association 3*7*11.
Une scission du RAO a lieu en 1995 et donne naissance le 21 mars 1996 à la Fédération des astrologues Francophones (FDAF). C’est Alain de Chivré qui en est le président depuis sa fondation. Il entend promouvoir l’astrologie auprès des medias et du grand public et obtenir une reconnaissance de la profession auprès des pouvoirs publics.
A la fin des années 90 l’accent est mis également sur l’astrologie ancienne. Plusieurs astrologues s’intéressent au projet américain « Hindsight Project » qui s’est donné pour tâche de traduire le maximum de textes anciens en anglais. Denis Labouré, qui n’avait pas attendu cette période pour s’intéresser à cette forme d’astrologie, s’est fait l’écho de toutes ces recherches dans son ouvrage « Les origines de lastrologie » (Rocher, 1997).
D) Le succès d’Internet accentue le développement de la structure en réseau de l’astrologie française
Les astrophiles français semblent s’adapter à la multiplicité actuelle des revues, des écoles et des associations. Certains sont membres de plusieurs associations, suivent l’enseignement de plusieurs professeurs et s’abonnent à plusieurs revues : L’astrologue, Astralis, voire Urania, la revue d’Arielle Aumont créée en 1991.
Les astrologues ont su depuis 1997 tirer parti de cet outil incomparable qu’est Internet. Le Cedra crée, outre son site, une liste de diffusion comprenant plus de 200 participants. Fanchon Pradalier Roy, directrice de collection au Rocher, crée Univers-site. Ce site dispense sur Internet un enseignement de l’astrologie et publie chaque mois une revue dans laquelle plusieurs astrologues écrivent régulièrement. Une université d’été à Montpellier permet chaque année aux membres de ce site de se retrouver.
Patrice Guinard qui a soutenu en Sorbonne en 1993 une thèse de philosophie sur l’astrologie crée en Novembre 1999 sur Internet le Centre universitaire de recherche en Astrologie (CURA) qui fonctionne à travers un journal en français, anglais et espagnol.
CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES
La structure en réseau qui caractérise actuellement notre astrologie est-elle une preuve de vitalité ou bien une preuve de dispersion ? Traduit-elle la richesse de notre milieu ou bien notre incapacité à nous organiser collectivement ? A chacun d’apprécier la situation actuelle de l’astrologie française.
Quoiqu’il en soit, il est incontestable que 1967 – 1974 a été une période particulièrement meurtrière qui marque encore le milieu astrologique français. Des réconciliations seraient les bienvenues afin d’améliorer le climat. Pour l’avenir il me semble au moins nécessaire d’oeuvrer dans trois directions :
  • poursuivre le travail sur les textes anciens  afin de mieux connaître la pensée de nos prédécesseurs ;
  • continuer l’œuvre de modernisation et d’adaptation de l’astrologie ;
  • continuer la vérification aussi bien des postulats de l’astrologie ancienne que de l’astrologie moderne.
L’entrée d’Uranus en Poissons devrait aider à aller simultanément dans ces diverses directions. Puissions nous grâce à cette configuration continuer à développer notre spécificité française tout en multipliant nos liens avec les astrologues des pays voisins. C’est ce que nous avons commencé à entreprendre au sein de la FAES (24) avec nos confrères italiens, espagnols et grecs en 2000 à Mykonos et l’été dernier à Montpellier. C’est ce que nous continuerons de réaliser l’an prochain en Italie lors du congrès biannuel de la FAES.
BIBLIOGRAPHIE
(1) Fomalhaut, Manuel d’astrologie sphérique et judiciaire, Vigot, 1897
(2) Selva H., le XXIème livre de Morin de Villefranche, Théorie des déterminations astrologiques, Editions Traditionnelles, Paris, 1902 (réimpression 1984)
(3) Choisnard P., Le langage astral, Paris, Chacornac, 1903
(4) Herbais de Thun C., Encyclopédie du mouvement astrologique de
langue française, Demain, Bruxelles, 1944
(5) Actes du congrès de 1937, SAF, 1937
(6) Barbault A., Analogies de la dialectique Uranus- Neptune, Editions
traditionnelles, 1950
(7) Le 7ème congrès international d’astrologie de 1953, Astrologie moderne n°10
(8) Gauquelin M., L’influence des astres – Etude critique et expérimentale
Le Dauphin, Paris, 1955
(9) Barbault A. De la psychanalyse à l’astrologie, Le Seuil, 1961
(10) Barbault A. Traité pratique d’astrologie, Le Seuil, 1961
(11) Barbault A. Les Astres et l’Histoire, Pauvert, 1967
(12) Santagostini C., L’horoscopie cartésienne, Editions traditionnelles, 1965
(13) Nicola J.P., La Condition solaire, Editions Traditionnelles, 1965
(14) Halbronn J., le Guide de la vie astrologique, Guy Trédaniel et Grande
Conjonction, 1984
(15) Andrieu I, Initiation à l’Astrologie d’évolution, Dangles, 1980
(16) Ruperti A., les cycles du devenir, Le Rocher, 1981
(17) Jay Danièle, La pratique des directions primaires, Cedra, 1993
(18) Mailly Nesle S., L’astrologie, Nathan, 1981 (réédité aux Editions La Martinière, 1994)
(19) Mailly Nesle S., L’Etre cosmique, Flammarion, 1985
(20) Actes des congrès Sep Hermes dont les sommaires se trouvent sur le site www.yveslenoble.com
(21) Fuzeau Braesch, S., L’astrologie Que sais-je ?, Paris, 1989
(22) Fuzeau Braesch, S., L’astrologie : la preuve par deux, Laffont, Paris, 1992
(23) Labouré D., Les origines de l’astrologie, Le Rocher, 1997
(24) www.aureas.org/faes/francais témoigne des travaux de la Fédération d’astrologie d’Europe du Sud (FAES)
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III   Généalogie des sociétés astrologiquesen France
au XXe siècle  
par Jacques Halbronn
(parue sur le site de Robert Benaza, Encyclopedia  Hermetica  mais que nous avons remanié du fait que Lenoble a tenu compte de nos observations sur son texte initial)
    Lors du dernier Congrès organisé, les 29 – 30 mars 2003, au Palais des Congrès (Paris, Porte Maillot) par Yves Lenoble et Sep Hermès, un événement porteur sur le plan épistémologique eut lieu dont il convient de mesurer l’importance : le dernier exposé fut consacré par Lenoble à “L’arbre généalogique du milieu astrologique”, dans le cadre, il est vrai de journées consacrées aux “Filiations et transmissions familiales en astrologie et en psychologie”, thème qui se prêtait, sans doute, à une telle mise en perspective. Sa communication paraîtra en 2004 dans les Actes.
Tout se passe comme si Lenoble (né en 1947) avait éprouvé le besoin de se situer dans une certaine lignée, dans une continuité, en tout cas dans une certaine Histoire. Au fond, rien que de très banal, en d’autres domaines, mais qu’il convenait, dans ce milieu astrologique précisément, de verbaliser, d’assumer, plutôt que de refouler. On sait d’ailleurs ce qu’il en coûte de vouloir se situer hors du temps et de ne pas reconnaître les filiations. Les astrologues ont au vrai si peu écrit sur leur généalogie collective et chaque groupe avait pris l’habitude d’occulter sa genèse, ses racines, mettant à mal la cohérence diachronique au seul bénéfice de l’approche synchronique.
Il est probable, au demeurant, qu’avec le recul, il est plus facile de traiter de ce qui eut lieu il y a près d’une trentaine d’années, comme si un cycle saturnien complet s’étant écoulé, on parvenait à exorciser le temps. A cela il faut ajouter l’effet “XXIe siècle”, qui permet de faire le bilan du siècle révolu. Toujours est-il qu’en effet, en ce mois de mars 2003 (Saturne étant à 23° des Gémeaux), Lenoble évoquerait -enfin ! – le congrès historique de l’Hôtel Méridien, qui avait eu lieu en septembre 1974 (Saturne étant à 17° Cancer), également à la Porte Maillot, Saturne se rapprochant donc de sa position de 74.
C’est ainsi que Lenoble évoqua 1974 comme étant, effectivement, le début de l’ère des congrès astrologiques en France, insistant sur le rôle de Jacques Halbronn (né comme lui en 1947), fait que depuis lors il ne se passa plus une année sans qu’un Congrès astrologique ait été organisé par telle ou telle association astrologique, en tel ou tel endroit de l’hexagone, ces congrès constituant, à n’en point douter, pour le milieu astrologique, une nouvelle sociabilité.  Norons qu’André Barbault ne lança pas de dynamique  de colloque en dehors d’une bréve période (1953-1954) où il avait même envisagé de présider une fédération (Congrès de Strasbourg)
Lenoble rappela un grand nombre de sigles d’associations astrologiques s’étant succédé tout au long du XXe siècle ; on entendit donc toute une litanie d’initiales quelque peu hermétiques, ne faisant sens évidemment que pour les initiés, comme c’est le cas pour chaque milieu, tout comme c’est le cas pour les photos de personnages. Une telle galerie de sociétés astrologiques est le pendant de ce savoir astrologique, fait de noms de signes et de planètes et qui souvent intéresse exclusivement les élèves en astrologie. Curieusement, au cours de 2002 (n°s 139 – 140, parution en novembre), la revue L’astrologue, dirigée par André Barbault, avait publié de Pierre Delmas “110 thèmes d’astrologues” – dont nombreux sont encore en vie – ce qui révélait l’émergence d’une certaine réflexivité, c’est-à-dire d’un regard sur soi-même et non plus seulement sur les autres, comme si quelque part le milieu astrologique avait eu honte de parler de lui-même et des principaux acteurs l’ayant modelé. En réalité, nous avions, pour notre part, notamment à partir de 1984, publié moult travaux dans ce sens, mais nous fîmes longtemps plutôt cavalier seul.1
Il convient à présent d’apprécier la qualité du travail entrepris par Yves Lenoble en précisant que ce domaine comme tout autre est voué à la recherche et que des divergences, sur tel ou tel point, peuvent exister qu’il conviendra, éventuellement, de résoudre, documents à l’appui.
Lenoble découpe ainsi le XXe siècle astrologique français : I, jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, II, du milieu des années 1940 jusqu’en 1974 et III, depuis 1974 jusqu’à nos jours. On a signalé que 1974 correspondait à l’an 1 de l’ère des congrès français dont Jacques Halbronn est incontestablement le « père »
Si l’on remonte, on trouve, toujours selon Lenoble, l’alliance entre les Cahiers Astrologiques et le CIA (Centre International d’Astrologie), qui dura une dizaine d’années, jusqu’à la fondation, en 1968, de L’Astrologue, dans le cadre du CIA. Lenoble y voit un âge d’or de l’astrologie que cette synergie entre les mercredis du CIA, à Paris, tous les quinze jours, et la revue niçoise de Volguine, fondée en 1938. André Barbault (né en 1921) est une figure dominante de cette période marquée, selon Lenoble, par le courant astropsychologique.
Quant à la première période découpée par Lenoble, qui voit l’émergence d’une astrologie dite scientifique, surtout en ce qu’elle renoue avec des données astronomiques réelles, il est signalé que nombre d’astrologues préfèrent alors utiliser des pseudonymes et autres anagrammes (Selva, Hiéroz, Barlet, Fomalhaut, Flambart, etc.), ce qui dénoterait quelque marginalisation ; ce trait ne sera plus guère de mise après guerre à quelques exceptions(Hadès né Yaounac)/ Signalons toutefois que la première SAF  date de 1909  , celle de 1927 étant une reprise.
On peut considérer cette première période comme celle du renouveau en France de l’astrologie pratiquée au XVIIe siècle, non sans une certaine marque anglo-saxonne, tout comme en 1974, ce fut l’implantation en France des congrès astrologiques en vigueur notamment Outre Manche.
L’association principale dans les années 1930 est la Société Astrologique de France (SAF), celle-ci, pour la “petite histoire”, après avoir été éclipsée par le CIA après la guerre, réapparaîtra dans les années Soixante-dix, du moins son sigle recyclé, pour désigner le “nouveau” CIA, sans qu’il y ait eu dissolution. A la suite de quelques péripéties, c’est l’anagramme “SFA” qui fut le choix final en la circonstance et désormais la revue Trigone serait celle de la SFA. Lenoble rappelle les conditions dans lesquelles naquit la SFA. Il écrit que  Halbronn aurait profite de la maladie de Colombet pour déposer avant lui le sigle SAF. Faut-il rappeler que ce sigle SAF avait été proposé, en conseil d’administration du CIA par Halbronn, du fait que ce sigle renvoyait à la vie astrologique des années 30. Quant au fait qu’Halbronn aurait crée en 1975 (et non comme il l’écrit en 1976!) le MAU après avoir démissionné du CIA,, il semble qu’il n’y ait pas eu de démission et que les relations soient restées cordiales pendant quelque temps, comme en témoigne la présence  de plusieurs responsables du CIA, dont Paul Colombet et Henri Gouchon  lors des congrès MAU de 1976?
Mais, en règle générale, Lenoble n’a pas vraiment cherché ici à signaler l’évolution des pratiques et des doctrines astrologiques, mais a souhaité ne se consacrer qu’au monde associatif et à un certain processus de séparation ou de rapprochement. En effet, nombre d’associations dérivent d’autres associations qui les ont précédé et qui, le cas échéant, leur auront servi de tremplin, ce qui permettait effectivement de parler d’un “arbre généalogique du milieu astrologique”.
On relèvera certains chaînons ou certaines flèches faisant défaut dans l’organigramme de Lenoble. C’est ainsi qu’il ne rappelle pas, qu’Halbronn le rédacteur en chef de la revue du CIA, Trigone, fondée en remplacement de L’Astrologue qui n’était plus contrôlé par le CIA. Observation qui facilite le parallèle avec la fondation du GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique) de Patrice Louaisel (né en 1949), ayant également fait ses classes au CIA. Lenoble aurait pu insister sur la jeunesse de ces deux leaders, de formation universitaire, qui allaient mener la vie dure à des hommes, formés sur le tas, nés dans les années Vingt, soit avec un bon quart de siècle d’écart.
Dans la genèse de la fondation de l’ARRC (Association pour la Recherche des les Rythmes Cosmiques) de Lenoble, en 1977, on pourrait éventuellement se demander s’il ne s’agirait pas d’une scission par rapport au MAU. En effet, Lenoble, après avoir rompu avec le CEFA de Jean-Pierre Nicola, participa activement aux activités du MAU ; il organisera, d’ailleurs, avec son association, au cours du premier semestre 1978 deux congrès avec le MAU. Au  cours des années 80, il participe activement  à la Fédération de Daniéle Rousseau  alors que Halbronn  suscite celle de Denise Daprey Mais Lenoble ne s’impose comme leader au sein du milieu astrologique qu’à partir de 1990, réunissant d’ailleurs autour de lui des astrologues de la FFA. Il a atteint alors la quarantaine.
C’est en effet, avec une partie de l’équipe de la FFA que l’ARRC connaîtra un second souffle qui se manifestera notamment à partir de 1990 par l’organisation des congrès annuels d’Yves Lenoble. Peu importe ici qu’au lieu de fonder une nouvelle association, Lenoble ait jugé bon de relancer une ancienne association qu’il avait fondée en 1977, il n’en reste pas moins que l’ARRC bis ne se conçoit pas sans référence avec la FFA. Pas plus d’ailleurs que le CEDRA ne se conçoit sans référence au GERASH dont il récupéra notamment la revue Astralis, étant précisé que si le GERASH fut dissous, ce fut notamment en raison de la mise en place de la FEA, à partir de certains de ses éléments, la FEA étant selon nous dérivée du GERASH, comme l’illustre le fait que Jacques Halbronn, qui avait suscité la formation de la FEA, en 1985, dirigea le GERASH, lors du départ, en 1986, de Patrice Louaisel, qui était lui-même membre de la FEA. Il conviendrait donc selon nous d’indiquer comme date importante après 1974 et le renouveau des congrès astrologiques, celle de 1984 qui enclencha un processus fédératif lequel modifiera à terme profondément le paysage astrologique français. Le fait que Halbronn  a joué un rôle ilmportant à la fin du GERASH dont il fut le dernier président, à la suite de la démission de Louaisel. C »est halbronn qui convoqua le conseil d’administration conduisant à l’assemblée générale extraordinaire  laqiuelle déboucha sur la dévolution des biens du GERASH à la toute  nouvelle association fondée quelques jours plus tôt par Maurice Charvet et sa compagne.
En ce qui concerne les structures de l’enseignement astrologique, le tableau d’Y. Lenoble – qui sera d’ailleurs probablement modifié d’ici parution dans les Actes – mentionne le CEFA et l’AGAPE (Association générale des astrologues psycho-professionnels européens), mais omet de signaler la FLAP. Or, il semble bien qu’il y ait là aussi un phénoméne de relais. Le CEFA fut constitué au sein du CIA, au tout début des années Soixante-dix puis évolua, dès 1974, pour devenir une structure vouée à la seule Astrologie Conditionnelle / Conditionnaliste de J. P. Nicola, changeant finalement son sigle en COMAC. A sa création, le CEFA rassemblait une équipe très diverse d’enseignants : Jacques Berthon (né en 1926), Paul Colombet, Régine Ruet, J. P. Nicola (né en 1929). Dans le genre, on ne verra plus avant le début des années 1990, avec la création du GAPP, devenu ensuite AGAPE, autour de Solange de Mailly Nesle (née en 1949), d’Yves Lenoble, de Joëlle de Gravelaine et de quelques autres, que celle de la FLAP, qui dura de 1975 à 1994.
La FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris) était une émanation du MAU tout comme le CEFA le fut du CIA. Mais la FLAP ne s’émancipa jamais du MAU, ce qui ne signifie pas qu’il ne faille pas en parler. En effet, son créneau était bien distinct des activités de congrès du MAU.2 Elle recourut, au fil des années, à un grand nombre d’enseignants en astrologie dont certains furent d’ailleurs récupérés par le GAPP, tels Catherine Aubier et Marielle Clavel. La FLAP fut donc un lieu de collégialité didactique assez unique en son genre pendant une quinzaine d’années.3 On voit donc que les structures d’organisation de congrès et de cours constituent, à juste titre, la base du tableau de Lenoble et on ne saurait au demeurant sous-estimer les interactions entre les unes et les autres et ce d’autant que l’AGAPE organise des colloques et que les congrès de l’ARRC / Sep Hermès ont souvent eu vocation pédagogique.
En conclusion de ce bref aperçu / rappel concernant la sociabilité des astrologues – nous renvoyons à notre bibliographie (infra) sur papier et sur le web – rappelons que l’idée de Lenoble était d’aider à mieux comprendre les clivages, les querelles persistantes, les anathèmes toujours en vigueur, qui parcourent actuellement le milieu astrologique en remontant le temps ; il y a à l’évidence une interdépendance entre aujourd’hui et hier. Derrière les sigles, il y a à l’évidence des hommes, au demeurant peu nombreux, qui auront façonné le milieu astrologique et qui se seront passé le relais. Par delà les tensions qui ont pu être générées, il serait malsain, comme d’aucuns semblent encore tentés de le faire, de ne pas respecter ses adversaires au point de nier ou de minimiser, en tout cas, leur influence, tant, d’ailleurs, en ce qui concerne ceux qui ont précédé que ceux qui ont suivi.. Ce qui vient parfois compliquer le jeu des filiations, c’est que parfois – si on examine les dates de naissance – les pionniers – on pense notamment à Patrice Louaisel et à Jacques Halbronn – sont plus jeunes ou du moins de la même génération que leurs successeurs – Maurice Charvet, Yves Lenoble, Danièle Rousseau et qu’ils n’ont pas nécessairement atteint un âge vénérable comme c’est le cas d’un André Barbault, octogénaire.
Jacques Halbronn
Paris, le 31 mars 2003
Bibliographie
    – Y. Lenoble, “L’arbre généalogique du milieu astrologique”, Actes du Congrès Sep Hermès, Filiations et transmissions familiales en astrologie et en psychologie, Palais des Congrès, Paris, mars 2003 (à paraître début 2004).
- J. Halbronn et al., La vie astrologique il y a cent ans, Paris, Trédaniel, 1992.
- J. Halbronn, La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, Trédaniel, 1995.
- J. Halbronn, Le guide de la vie astrologique, Préface R. Changeux, Paris, Trédaniel, 1984.
- J. Halbronn, Le guide de la vie astrologique, Préface Denise Daprey, Paris, Ed. Grande Conjonction, 1995.
- J. Halbronn, Le Guide astrologique, Paris, O. Laurens, 1997.
- J. Halbronn, dir. Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979.
- J. Halbronn, “Le milieu astrologique, ses structures et ses membres”, Site du Cura.free.fr.
- J. Halbronn, “Les trois strates de la sociabilité en milieu astrologique”, revue en ligne Etoile & Planète, (par Site Pagesjaunes.fr, puis Mouvement astrologique, 75).
- J. Halbronn et al., Etudes in revue, Trigone, organe du CIA, années 1973 – 1974, Dépôt légal, Bibliothèque Nationale de France.
- J. Halbronn et al., Sur la piste du Zodiaque, articles parus dans la Revue Grande Conjonction, n°s 3 (“Méthodes de l’astrologie”), 4 (“Le milieu des astrologues”), 5 (“Arcanes du savoir astrologique”), 1977 – 1978, Dépôt légal, Bibliothèque Nationale de France.
- J. Halbronn, Montages d’archives (photos et films) sur les congrès astrologiques, sur cassette vidéo, 1996 et 2001, Bibliotheca Astrologica, Paris.
- J. Halbronn, P. Guinard, et al., Actes du Colloque MAU – CURA, décembre 2000, sur le Site Cura.free.fr.
- J. Halbronn et al., Bulletin de la Société Astrologique de France, n°s 1 à 9 (Années 1988 – 1994), Paris, Dépôt légal, Bibliothèque Nationale de France.
- J. Halbronn et al., “Astrologie, pathologie d’une épistémé”, Hommes & Faits, Site Faculte-anthropologie.fr.
- Anne Rose et Agnès Delagnolo-Fiquet, “Les femmes et l’astrologie : un récent mariage ? ”, Hommes et Faits, Site Faculte-anthropologie.fr.
- Herbais de Thun, Encyclopédie du Mouvement astrologique de Langue Française, Bruxelles, Ed. Revue Demain, 1944.
Notes
1 Cf. bibliographie in fine. Retour
2 Cf. notre étude sur les trois niveaux de sociabilité en milieu astrologique, in bibliographie. Retour
3 Cf. notre préface à l’ouvrage de Fouzy Hamici, un des enseignants à la FLAP, Le premier horoscope du Troisième Millénaire, Paris, Ed. France V. 1999. Retour








JHB
27 08 16

Jacques Halbronn L'astrologie à définir comme systémique de la duali...


Jacques Halbronn L'astrologie des aspects, une doctrine secréte face ...


jeudi 25 août 2016

Jacques Halbronn L'astrologie obéit à un plan qui a été appliqué et q...


Jacques Halbronn Astrologie des aspects ou astrologie zodiacale?

Astrologie des aspects ou astrologie zodiacale?
par  Jacques  Halbronn
L’astrologie des aspects- comme l’avait bien compris Kepler- est la vraie astrologie, c’est
à dire celle qui  s’est inscrite dans l’Inconscient Collectif en des temps très anciens.. En revanche, l’astrologie liée au symbolisme zodiacale- bien plus tardive-  est une astrologie parasitaire et qu’il conviendra d’évacuer au  XXIe siècle.
Lisons des textes que nous avons reçus récemment d’une astrologue « sidéraliste » ,Caroline
Porte-Chatenet:

    25 août 11:25
Dans la tradition antique, il existe deux sortes d’astrologie, l’astrologie profane basée sur la position des planètes,c’ est un art divinatoire qui sert de support à des voyants, et l’astrologie religieuse qui est une des branches de l’hermétisme, et c’est celle que connaissait les constructeurs de Cathédrales, qui s’appuie sur la connaissance du secret du zodiaque et du phénomène de la précession des équinoxes.. Le Zodiaque apparaît comme un livre muet renfermant symboliquement l’Histoire du genre humain. »
Ailleurs, la même personne, se référant à Denis Labouré:
  »
je sais aussi que les constellations ne sont pas toutes de la même importance en réalité que sur le zodiaque(30°), et si je parle de l’astrologie sidérale c’est parce que je pense qu’elle serait plus crédible si elle s’alignait aussi sur les véritable degrés des constellations. En tous cas rien qu’en corrigeant l’ayanamsa elle est déjà plus proche de la vérité que l’astrologie tropicale.(…)  l’astrologie a depuis longtemps pris ses distances par rapport aux exigences de l’astronomie. Mais il plait aux astrologues d’insister sur l’existence d’une relation entre ces deux disciplines »
Notre commentaire:
Avouons que les astrologues sidéralistes ont un combat de retard, celui des années 80, qui faisait sens quand l’astrologie se nourrissait de la manne symbolique pour sa subsistance. Alors, en effet, il n’était pas indifférent que l’on prenne en compte tel signe et pas tel autre. Mais trente ans plus tard, on est passé à la question des
configurations : faut-il relier les planétes aux étoiles- et notamment au cadran constitué des 4 étoiles royales  ou bien continuer à
connecter les planétes entre elles – et notamment quelle planéte doit être considérée comme le vecteur principal à mettre en rapport avec les dites
étoiles fixes.
Nous recommandons donc à cette dame de se mettre à jour et de ne pas se
consacrer à des problématiques devenus obsolètes.
Par ailleurs, quand elle se référe aux constellations comme une donnée
astronomique, c’est une plaisanterie car le découpage des constellations n’a rien à voir avec la science astronomique sinon de façon tout à fait anecdotique,
aléatoire et subsidiaire à la différence du découpage en galaxies. En revanche,
les aspects entre deux astres  ont au moins l’avantage de traiter de réalités dument reconnues par les astronomes et nous disions dans le texte qui
provoqua le dit courriel que l’astrologie devait certes respecter le réel
 astronomique – et non une dénomination qui n’a aucune valeur en soi-et cela vaut aussi pour le nom mythologique des planétes, qui est purement conventionnel.
mais qu’elle n’avait aucune obligation à utiliser tous les astres du systéme
solaire connu de l’Antiquité et encore moins ceux découverts à partir de la fin du XVIIIe siècle.
La question qui se pose à l’historien et au sociologue de l’Astrologie est en fait
la suivante: qu’est ce qui explique l’attachement des astrologues à ce jargon
zodiaco-mythologique et pourquoi celui-ci s’est-il superposé à l’étude
des aspects, comme si cette étude ne suffisait pas aux besoins de l’Astrologie?
La réponse est assez évidente: le symbolisme des signes (qu’ils soient portés
par un dispositif  tropicaliste ou sidéraliste importe peu à ce niveau de réflexion)
fournit aux astrologues  un savoir  servi sur un plateau et il n’y a plus qu’à se
baisser pour en profiter. Des noms de dieux (Olympe), des noms d’animaux (Zodiaque et zoo) et l’astrologue est paré. Mais où est l’astrologie dans tout
ça? Car tous ces noms ne sont que des emprunts: au panthéon gréco-romain
(et babylonien plus en amont), au cycle de la vie sociale au prisme de la
météorologie, ce qui a donné la symbolique des signes (issue de celle des 12
mois de l’année, liés aux 12 lunaisons).  Mais qu’est-ce qui est proprement
astrologique dans tout ça?
Alors, évidemment il reste les aspects qui semblent bien être un apport
original de l’Astrologie mais bien des astrologues n’y trouvent pas leur bonheur
en dehors du fait qu’il y a des aspects harmoniques et d’autres dissonants. A
la rigueur, comme s’y est essayé André Barbault dans les années 50-60 du siècle
passé, l’on peut élaborer des cycle, des courbes, des indices mais tout cela
est un peu « sec », un peu « aride ». Astrologie ascétique du désert face à une
astrologie foisonnante imprégnée d’un symbolisme généreux!
Relisons un extrait du courriel sus-mentionné:
Dans la tradition antique, il existe deux sortes d’astrologie,
1 l’astrologie profane basée sur la position des planètes,c’ est un art divinatoire qui sert de support à des voyants, et
2l’astrologie religieuse qui est une des branches de l’hermétisme, et c’est celle que connaissait les constructeurs de Cathédrales, qui s’appuie sur la connaissance du secret du zodiaque et du phénomène de la précession des équinoxes.. Le Zodiaque apparaît comme un livre muet renfermant symboliquement l’Histoire du genre humain. »
Ce  tableau est intéressant si ce n’est que nous aurions tendance à l’inverser
et à penser que les astrologues qui adoptèrent le tout planétaire et le tout
zodiacal  n’avaient pas conscience que l’on trouverait d’autres planétes ni
que l’on s’apercevrait de la précession des équinoxes. C’est dire que
l’astronomie  n’est pas un partenaire de tout repos, surtout si en plus l’on
s’amourache de son découpage en 12, qu’elle a récupéré d’une certaine
tradition iconographique laquelle nous est parvenue très frelatée et syncrétique.
La question à laquelle il nous faut répondre est la suivante: avec les moyens
qui sont les siens – si l’on renonce aux emprunts susnommés- quel usage
optimal peut-on faire de l’astrologie? Ne vivons donc pas au dessus de nos
moyens, en nous endettant! Restons -en donc, comme le voulait Kepler il y a
400 ans, à une astrologie des aspects, c’est à dire qui découpe le temps et
l’espace en recourant à certaines -lesquelles? - angularités entre corps célestes.
Encore faut-il pour ce faire réintégrer les étoiles fixes – pas les constellations
même si celles-ci réunissent des fixes – car l’aspect pour nous relie non pas
deux planétes entre elles mais une planéte  allant rejoindre périodiquement
une étoile fixe, laquelle comme son nom l’indique – est (relativement du moins) f immobile. La mythologie créait de pseudo différences entre les planétes qui
relévent d’une seule et même définition astronomique – l’une s’appelant comme
ceci, l’autre comme cela. Il est bien préférable de relier deux astres
astronomiquement bien distincts de par leur nature, à savoir la planéte et l’étoiles fixe.
Comment donc faire parler les aspects sans s’intéresser au nom de la planéte, ou au nom du signe car c’est bien là tout le « vrai » nœud du probléme, par delà
les différences au fond assez mineures, entre les tenants de tel ou tel zodiaque.
si l’on éléve le débat.
Réponse : admettre qu’il existe deux positions signifiantes et deux seulement:
la conjonction et ce que nous appelons l’élongation (ce qui englobe, entre autres, l’aspect dit d’opposition). On voit donc que même pour les aspects- et ce à
la différence de Kepler tout prêt à en ajouter (aspects dits mineurs)- on
préférera s’en tenir à une dualité, ce qui est la base même de toute cyclicité
laquelle implique rapprochement et séparation.
Nous avons proposé de prendre pour référence le cadran d’une horloge avec
ses 12 points fixes et ses deux aiguilles et pour nous ce schéma est la clef
de la vraie astrologie, antérieure au syncrétisme symbolique encore si cher
à tant d’astrologues, tant sidéralistes que tropicalistes qui s’ils différent quant
à la lettre, partagent le même esprit.
Alors en conclusion, nous dirons que l’astrologie est un outil particulièrement
performant pour suivre les interrelations entre des entités qui tantôt se
rapprochent , s’unissent et tantôt s’éloignent, se séparent, s’opposent.
On nous dira que c’est peu;  Mais la psychanalyse s’est-elle construite sur
autre chose que cette fascination/rejet du Complexe d’Œdipe, si ce n’est
que son approche est plus empirique, vu qu’elle ne dispose pas d’un systéme
chronologique comme l’astrologie que nous pensons avoir réétablie?
  On nous objectera que cette astrologie n’est pas « individuelle », qu’elle ne se sert pas du thème astral. Certes puisqu’elle ne garde qu’un nombre très limité de facteurs et le thème astral  à lui seul sous-tend un nombre illimité de facteurspuisqu’il découpe le ciel en très minces couches à la façon dont on le fait pour un saucisson ou un jambon. Mais, le relationnel n’est-il pas un phénoménequi concerne chacun de nous et il serait vain de croire que les questions sontdifférentes, seules les réponses le sont  Et l’astrologie pose des questionsà la façon du sphinx et à chacun d’y répondre.



JHB
25 08 16

Jacques Halbronn Le cadran des horloges comme clef de l'astrologie des origines

Le  cadran des horloges comme clef de l’astrologie des origines.
par  Jacques  Halbronn

A l’issue de nos recherches quant à la forme première de l’astrologie, nous sommes parvenus à la conclusion que le modéle primordial  consistait dans l’avancée d’un  curseur sur un plan fixe., ce qui s’apparente au gnomon  sur un cadran solaire ou  encore  à l’aiguille d’une horloge, d’un réveil matin.On est donc très loin de  la pratique actuelle  dominante  de l’astrologie qui s’est imposée même si le dispositif des maisons  astrologiques évoque justement une sorte de montre. On sait que les maisons  astrologiques ont été validées par les travaux statistiques  de Gauquelin, hormis la question des significations traditionnelles propres à chaque maison
Quelles leçons tirer de nos réflexions?
I   une combinatoire d’un facteur  mobile l’laiguille)  et de repéres fixes (les chiffres des heures sur le cadran)
2 l’astrologie actuellle utiliserait donc un bien trop grand nombre de planétes  puisqu’un seul astre mobile  suffit au bon fonctionnement du systéme. Certains astrologues du XXe siècle avaient préconisé  la circulation d’un curseur  comme le  Milieu du Ciel chez  Dom Néroman, qui le désignait sous le nom de Fatum. Des auteurs comme  Pierre Heckel onnt repris cette méthodes et plus récemment  une astrologue  qui se surnomme  ‘Lune-soleil ».
https://lunesoleil23.files.wordpress.com/2013/10/spirale-eolutive.jpg


3  l’astrologie se  sert du zodiaque comme d’un cadran, divisé en 12  comme pour les heures (à l’époque chaque heure comptait double) mais ce Zodiaque  ne  s’articule pas bien sur la technique des aspects qui connectent deux astres, situés à la même longitude.
4  Le cadran étymologiquement suppose une division en 4  et de fait nous utilisons 4  repéres fixes, qui sont les étoiles  « royales », Aldébaran  Régulus, Antarés et Fomalhaut. qui découpent grossièrement l’écliptique en 4.  On  a gardé  d’ailleurs  l’habitude de diviser l’heure en quarts d’heures et  en demi-heures. On retrouve cette division avec les angles AS, MC, DS, FC. dans le thème et l’on sait que les modes de domification sont les mêmes pour les angles sauf pour les maisons égales.
Pour nous le cycle de Saturne planéte qui nous semble bien être le curseur le plus probable – serait donc divisible en 4 périodes de 7 ans, ce qui est à rapprocher de la division en 4 semaines de 7 jours du mois.  On peut rapprocher la grande aigullle de nos  horloges  de la Lune et la petite de Saturne.
On est donc très loin du thème natal  sauf à réduire celui-ci à  un seul curseur  à la  fois  comme le fait Gauquelin puisque pour lui à la naissance un seul facteur planétaire est actif5
5   l’astrologie en question est  cyclique, elle décrit une dynamique..
On  voit mal pourquoi dans les années  trente   Néroman mais aussi Dane Rudhyar ont recouru à un systéme de progressions  au lieu de se servir de vrai mouvement d’une planéte comme Saturne. Cela tient au fait que l’idée  qu’une planéte pouvait avoir été choisie de préférence à d’autres les génait. Ils préférérent donc faire avancer une pointe de maison astrologique, ce qui n’avait aucune visibilité au niveau de l’observation du ciel à l’oeil nu. En fait, c’est là que l’on rencontre le plus grand blocage (obstacle  épistémologique). chez les  astrologues. Ils n’arrivent pas à comprendre que l’astrologie prévisionnelle n’a pas besoin de plus d’une planéte pour fonctionner, ce qu’on appelle le monoplanétarisme alors que d’un point de vue ergonomique, ils admettent tout à fait la nécessité de faire simple.




JHB



24 08 16

Jacques Halbronn Les deux seuls aspects en astrologie: conjonction ...

mercredi 24 août 2016

jacques Halbronn L'objectif infalsifiable et indémontrable de l'astrologie individuelles

L 'objectif  infalsifiable et indémontrable de l’astrologie individuelle.
par  Jacques Halbronn

Question; comment peut-on  raisonnablement et sérieusement valider l’interprétation qui est faite d’un thème natal, ce qui aux dires de certains astrologues semble être le nec plus ultra de la validation d’une ‘théorie »‘  astrologique comme si l’objet d’une théorie astrologique était   de décrire une personne?
On reçoit ce texte assez  typique d’un certain discours:
.
« Je suis de votre avis, quant à la nécessité d’une théorie ( ou carte du monde) qui soit tellement bien foutue qu’au final sa validation par le passage au terrain ne soit que l’équivalent de la problématique de Saint-Thomas et de la réponse maline de jésus « homme de peu de foi! ».
Mais, a mon avis l’humanité est complexe dans ses réponses aux problématiques que le lui posent sa relation au ciel. Pour moi, l’enjeu de l’Astrologie, au point « P » ou elle en est rendue, est de la sauver du marasme par une théorie assez solide qui puisse endurer l’épreuve du réel.  Car il faut malgré tout s’adapter au temps. Faut-il se battre pour ce que l’on croit être une théorie valide de l’astrologie en la soumettant au feu du réel dans un processus quasi alchimique »

Au vrai, on a bien du mal à comprendre ce que l’auteur de ce texte veut nous dir- on est ici dans le non -dit, c’est quoi  donc ce ‘réel » avec lequel il affirme vouloir être en dialogue?  Feu du réel……épreuve du réel.  On parle de quoi ici, d’automobile,  de médicament à tester? Non, il semble bien- si on lit entre les lignes ( bien qu’il ne s’en explique pas clairement -et pour cause- qu’il s’agisse du psychisme d’un individu donné. Autrement dit, le client -ou le cobaye si l’on préfére (- serait en position d’interface entre le thème astral – via l’astrologue- avec le réel! La ‘théorie » devra donc passer par tous ces stades: l’interpréitation-traduction de l’astrologue face ou non à son client  et la bonne volonté/foi du dit client à se reconnaitre ici et maintenant dans le portrait que l’on lui tend complaisamment. Car en plus ce thème qui va dater de quelques décennies si notre client à 30, 40, 50 ans ou plus va devoir de préférence correspondre à la façon dont le dit client se perçoit ou veut bien se percevoir  au moment de la consultation/ Est-ce cela – ou bien fait-on erreur- quand on décode le propos de notre correspondant en demande de « réel »?
Le client semble bien être l’interface entre l’astrologie, l’astrologue et le réel. Le client, lui, ayant, donc, la charge de la « preuve », c’est lui qui va valider ou invalider  la « théorie », c’est à dire en fait un amas de dispositifs, tout un  jargon symbolique et autres recettes hermétiques. C’est quoi donc cette « théorie »  que notre correspondant entend tester au « feu du réel ».  Au fond, ne serait-ce pas de  la confrontation  qu’il s’agit  avec le client invité à  déguster le plat qu’on lui sert et qui est un sacré mélange de toutes sortes de condiments et d’aliments, dument assaisonné, épicé, arrosé sans compter l’apport personnel de l’interpréte  qui y mêle  sa petite philosophie de l’existence par dessus le marché.?Est-ce cette pratique au cas par cas dont notre correspondant se voudrait l’avocat?
N’a–t-il pas compris qu’il n’est de science que du général et qu’une théorie ambitionnant de décrire un individu spécifique ne saurait être qu’ une fumisterie? Par  ailleurs, l’exception confirmant la régle, ce n’est pas non plus parce qu’Un Tel ne veut pas se reconnaitre dans une description concernant tout un groupe que cela infirmerait ipso facto la théorie, quelle qu’elle soit. Que dire d’une théorie dont le sort dépendrait du bon vouloir de tel monsieur ou de telle dame, censés se connaitre à fond et sous tous les angles  mais aussi du talent de tel  interpréte? En tout état de cause, un astrologue reconnait qu’il fait une synthèse et que peut valoir scientifiquement une telle synthèse, mélant toutes sortes de facteurs? On est dans le tout ou rien!  ça passe ou ça casse. On se croirait au casino! Ce correspondant visiblement a un tempérament de joueur!  A moins que nous ne soyons dans une société d’aveugles où l’astrologue et son client ne capteraient le « réel » que par le biais même du thème astral , télescope ou kaléidoscope?
Autrement dit, quand on reçoit un tel texte, il importe de savoir à quoi peut ressembler celui qui l’envoie et dans quel cadre,dans quel milieu,  un texte texte peut-il faire sens? Ce correspondant nous fait la leçon:
Qu’est ce que cette  » théorie assez solide qui puisse endurer l’épreuve du réel. » dont il nous parle? Quel protocole d’expérience a-t-il en tête? Ou bien au fond pense -t-il que c’est le praticien qui doit apprécier la « théorie », car elle lui donne des « résulats » à l’usage, lui permet de bien travailler, de satisfaire la demande de son client? Mais peut-on sans sourire – comme les augures à Rome- parler de « théorie » face à ces « bases » que l’on  trouve dans les manuels et dont l’ensemble nous semble bien hétérogéne et hétéroclite?
.Pourtant, la question que nous posions était simple: comment l’astrologie nous décrit-elle le monde? Qu’est ce qu’elle a à nous dire de la nature, de la comédie humaines? Et là on craint de devoir entendre des paroles creuses  et tautologiques  du genre ; l’astrologie nous dit que l’homme dépend des astres. Avec cela, on est bien avancé!
Non, si l’astrologie veut être prise au sérieux non pas par des clients en demande d’aide, d’identité et donc bien incapables de juger la validité de ce qu’on leur délivre-mais par les milieux des sciences sociales, des sciences de l’homme, du vivant, il importe qu’elle désigne son objet d’étude comme étant  perceptible par des non astrologues et sur lequel des non astrologues soient à même de faire leurs observations. Le propre d’une théorie est d’être une passerelle vers d’autres domaines alors que la pratique reste cantonnée à un champ bien plus étroit. Les théoriciens peuvent communiquer entre eux bien plus aisément que les praticiens lestés du  secret professionnel..
Au fond,  le discours que nous avons mentionné est à usage interne, le message est clair:  une théorie sera acceptable si la corporation des praitciens de l’astrologie est d’accord pour l’adopter. On en  est là dans un rapport de pouvoir, une petite guerre entre théoriciens et praticiens, chacun voulant avoir le dernier mot. Le praticien se réservant un droit de veto face à une théorie qui ne lui permettrait pas de faire un portrait coloré de son client – donc toute théorie générale est d’emblée éliminée puisqu’elle ne peut jouer ce rôle- et quand au théoricien il n’hésitera pas  à dire au praticien que si une théorie  présentable, en bon ordre,  n’est pas une  condition suffisante, elle n’ est pas moins une condition nécessaire et donc lui aussi entendra exercer son véto face à une pratique aux bases douteuses et il accusera le praticien d’abus de faiblesse par rapport à son client.  Il est peut être temps que les clients de l’astrologue – qui s’inquiétent et se soucient de plus en plus  ce qu’ils consomment-  soient un peu mieux protégés et que l’on s’intéresse  à la provenance des produits utilisés et de comportements  professionnels pouvant être qualifiés d’incurie  voire, de charlatans vendant quelque panacée à une clientéle de crédules et de naifs.. Alors rappelons-nous la parabole de la paille et de la poutre avant de  se référer à un rapport théorie-pratique dont on ne maitrise pas les tenants et les aboutissants!



mardi 23 août 2016

jacques Halbronn : L'astrologie, pratique ou représentation du monde?

L’astroliogie, pratique ou représentation du monde ?
par  Jacques  Halbronn

Adhère-t-on à la démocratie parce que « ça marche » ou parce que le systéme  séduit les esprits? Rien, en effet, ne prouve que ce qu’on appelle  le processus démocratique « fonctionne » spécialement bien mais il se présente sous une forme assez attractive. On pourrait en dire autant des religions et d’ailleurs l’on est en droit de se demander si la démocratie, avec ses « constitutions », donc ses Ecritures, n’en serait point une, religion.
Dans le cas de l’atrologie, on est confronté à deux discours: l’un qui insiste sur les preuves de son « bon » fonctionnement et l’autre sur ses fondements, tant astronomiques que symboliques. Cela fait penser aux personnes qui achètent un appartement sur plan ou déjà construit et ayant déjà été habité.
Depuis un certain temps, il semble que la dimension esthétique de l’astrologie ait été négligée au profit  d’un certain empirisme qui affirme que l’astrologie « fait l’affaire », donne satisfaction à ceux et celles qui la pratiquent. Mais en réalité, on assiste à la tenue d’un double langage qui évoque le propos de la chauve-souris. dans une fable de La Fontaine:, La Chauve-souris et les Deux Belettes
« Une chauve-souris donna tête baissée Dans un nid de Belette ; et sitôt qu’elle y fut, L’autre, envers les souris de longtemps courroucée, Pour la dévorer accourut. « Quoi ! vous osez, dit-elle, à mes yeux vous produire, Après que votre race a tâché de me nuire ! N’êtes-vous pas souris ? Parlez sans fiction. Oui, vous l’êtes, ou bien je ne suis pas Belette. — Pardonnez-moi, dit la pauvrette, Ce n’est pas ma profession. Moi, Souris ! Des méchants vous ont dit ces nouvelles. Grâce à l’Auteur de l’Univers, Je suis oiseau ; voyez mes ailes : Vive la gent qui fend les airs! » Sa raison plut, et sembla bonne, Elle fait si bien qu’on lui donne Liberté de se retirer. Deux jours après, notre étourdie Aveuglement va se fourrer Chez une autre Belette aux Oiseaux ennemie. La voilà derechef en danger de sa vie. La Dame du logis avec un long museau S’en allait la croquer en qualité d’oiseau, Quand elle protesta qu’on lui faisait outrage : « Moi, pour telle passer ? Vous n’y regardez pas. Qui fait l’oiseau ? c’est le plumage. Je suis Souris : vivent les Rats ! Jupiter confonde les Chats ! » Par cette adroite répartie Elle sauva deux fois sa vie.
Plusieurs se sont trouvés qui d’écharpes changeants, Aux dangers, ainsi qu’elle, ont souvent fait la figue.   Le Sage dit, selon les gens : « Vive le roi ! vive la Ligue ! »
Autrement dit, cette astrologie chauve-souris  jouerait sur plusieurs tableaux, selon les situations. Tantôt, elle se risquerait  à exhiber ses atours, sa belle mécanique et tantôt,  elle balaierait tous les arguments « théoriques »  en mettant en avant la « pratique », ce qui serait sans appel. Dans un cas,  cela débouche sur l’enseignement, dans l’autre sur la consultation. Là encore, l’astrologue a deux fers au feu.
On dira que le praticien n’a pas forcément besoin d’une « bonne » théorie, en bonne et due forme – théorie souvent contestée à divers titres- tandis que le théoricien n’entend pas être à la merci des aléas d’une pratique qui dépend de toutes sortes de paramétres assez hasardeux.
Nous pensons que l’astrologie ne saurait faire l’économie – l’impasse- sur une « bonne » théorie, à l’instar de ce que pensait un Jean-Pierre Nicola, il y a un demi-siècle. Toute la question serait alors d’améliorer cette théorie, de déterminer ce qui lui manque comme ce qu’elle a en trop, ce qui  facilité  ou non un dialogue avec d’autres domaines. Répétons une vérité d’évidence: la plupart des humains disposent d’un cerveau qui leur permet d’apprécier à l’avance la qualité d’un produit et donc ils sont assez performants pour en percevoir les défauts. Car après, c’est trop tard, le mal est fait! C’est ce que l’on appelle être prévoyant.
Qu’en est-il de l’imprévoyant, de l’imprudent qui ne sait pas anticiper? Eh bien, il est contraint d’aller jusqu’au bout - « on  verra bien! »  - pour se rendre compte- un peu tard-  de la situation et cela peut lui coûter très cher.
Ce que ne veulent toujours pas comprendre certains astrologues, de nos jours, c’est que les gens ont des « préjugés », que toute notre vie vise à améliorer notre pré-connaissance des choses et des gens, d’après leur apparences et toutes sortes de critères que nous avons collectés avec le temps. (cf notre brochure L’astrologue face à son client. Les ficelles du métier  (sur Internet, en français et en anglais  : Astrologer meets client : Tricks of the trade)
Nous pensons donc que l’astrologie aurait tout intérét à se positionner en tant que « représentation du monde »  et elle a des atouts dans son jeu dans ce sens, du fait même qu’elle relie sinon  astronomie et psycho-sociologie  du moins technologie et sciences sociales, ce qui s’inscrit peu  ou prou dans le questionnement d’un Edgar Morin.
Nous avons proposé, pour notre part,  le schéma suivant : de même que les planétes tournent autour d’un soleil,  de même  autour de l’homme  s’organise ce que nous avons appelé une « maisonnée » et cette organisation  passe par une dimension cyclique à base 2:  un cycle pour nous comporte deux temps,  un temps de conjonction et un temps d’éloignement maximal entre les deux corps célestes impliqués. Pour nous, l’astrologie n’a besoin que d’un seul cycle, celui d’une planéte en configuration avec ce que nous appelons un « cadran » (4) stellaire, sur le même modèle qu’une horloge mais divisée en 8 et non en 12 car nous ne croyons guère à une (sub)division ternaire.
En ce qui concerne le concept de maisonnée, celui-ci s’applique aux situations les plus diverses et il y a des miiliers voire des millions de maisonnées de par le monde et à travers l’Histoire mais elles fonctionnent toutes de la même façon  et en synchronie, de la plus petite à la plus grande. En, ce sens, notre astrologie est un outil mais un outil qui reste toujours le même, tout en s’adaptant aux cas de figure les plus  variés,  et qui n’est pas protéiforme comme le thème astral.
C’est d’ailleurs sur ce point que notre approche  fait probléme aux yeux de tant d’astrologues en ce qu’elle ne se sert que d’une seule planéte, à savoir Saturne, et qu’en plus elle se combine avec 4 étoiles fixes, dont les astrologues ne tiennent plus compte depuis des décennies, à commencer par l’astrologie mondiale. André Barbault, par exemple, n’accorde pas le moindre intérêt aux aspects et aux cycles  qui pourraient associer planétes et étoiles. Ce n’est point là son moindre défaut. Nous avons signalé que cette question rejoint celle de l’opposition entre polythéisme et monothéisme.
Au fond, tout le débat tourne autour des relations entre Astrologie et Astronomie et nous pensons que les astronomes n’ont rien à redire sur le fait que l’astrologie se serve de Saturne, du moment qu’ils n’affirment pas que Saturne nous influence de par son rayonnement. Au fond, n’est-il pas plus facile d’admettre que nos aieux aient  « adopté » une certaine planéte qui leur « convenait bien » (sur le papier) de par sa vitesse de révolution, sa visibilité plutôt qu’une demi douzaine voire une douzaine!
Cela dit, on ne cachera pas que d’autres problèmes se posent: comment notre ADN aura–il intégré une telle configuration de sorte qu’en naissant, nous soyons sensibles  à ce qui se passe dans le ciel alors même que nous vivons dans un monde où la plupart d’entre nous n’ont quasiment aucune connaissance en astronomie et connaissent mieux leur signe zodiacal que la position de telle planéte du systéme solaire? C’est pourquoi nous avons dit, plus haut, que l’astrologie n’est pas tant vouée à se relier à la Science qu’à la Technologie.Et c’est en ce sens, que l’astrologie  se relie aussi à la Religion et notamment au « créationnisme » biblique,  qui prend le contre-pied de Darwin. Car qui dit création, dit, selon nous, technologie et même biotechnologie. C’est ainsi en tout cas que nous lisons les premiers chapitres de la Génése, à la lumière de l’enseignement d’un Jean Sendy. Pour nous, l’astrologie serait le don d’une civilisation extrêmement avancée sur le plan de la biotechnologie, qui aurait interféré avec l’évolution normale de l’Humanité, ce qui l’aurait évidemment perturbé dans son développement.
L’on voit que les perspectives que nous ouvrons ne se situent pas dans le champ de la « pratique » astrologique au sens de la consultation, mais elles nous permettent d’occuper une position assez stratégique dans le concert des « représentations du monde ».(en allemand Weltanschauung).
Quant aux rapports entre théorie et pratique, nous rappellerons que selon nous,  une théorie a vocation à rendre compte de faits d’observation suffisamment massifs ( on parle d’une masse critique) et toute la question est de déterminer quels sont ces « faits de société » dont l’astrologie a à rendre compte, laissant aux psy, parapsy et aux thérapeutes en tout genre,  les cas individuels et particuliers. Bien entendu, les faits qui intéressent l’astrologie se doivent d’avoir une dimension cyclique, c’est à dire comporter une certaine binarité et reversibilité.
Autrement dit, contrairement aux astrologues, comme Roger Héquet, qui pensent que plus l’astrologie sera complexe dans sa présentation, plus elle sera crédible  quant à sa prétention à appréhender toute forme de réalité – excusez du peu: – nous pensons au contraire qu »elle doit désormais jouer la carte de la plus grande simplicité, suivent en cela l’enseignement du philosophe Occam (avec son rasoir). Barbault n’aura cessé d’osciller entre ces deux voies : dans De la Psychanalyse à l’Astrologie (Seuil 1961), il suggérait que la complexité du thème astral et le fait que chacun en avait un de différent destinait l’astrologie à se lancer dans l’étude de la psyché individuel    mais quelques années plus tard (Les Astres et l’Histoire, Pauvert 1967),  ne proposerait-il pas un modèle unique en mondiale, doté d’une seule courbe (constituée de la combinaison de 5 planétes).?  D’aucuns nous diront  que l’astrologie individuelle, ce n’est pas l’astrologie mondiale! Une telle séparation nous semble assez spécieuse : il est grand temps de réhabiliter cette dernière en revendiquant pour elle une présence centrale – et cela vaut aussi pour la théorie- car la mondiale a mission de décrire le monde – comme son nom l’indique- dans son ensemble, par delà  les particularités en aval.  Elle est l’anatomie pour la médecine. C’est  à dire qu’elle fixe le normal et donc par contre coup le pathologique. Et une science ne s’affirme que par son aptitude à expliquer le cours général des choses comme c’est le cas pour la loi de la gravitation universelle. La pratique ne prouve pas la théorie, elle la met en application en intégrant toutes sortes de facteurs étrangers à la dite théorie et qui précisément ont pu faire basculer du normal au pathologique. Qui peut croire  à une théorie qui prévoirait tout ce qui pourrait affecter son modèle?  Certains se font une trop haute idée de ce que doit être la théorie astrologique, mettent, comme Roger Héquet, la barre trop haut, ce qui les condamne à terme à la chute d’Icare. Tout comme dans le domaine économique et politique,  il est bon de ne pas pousser le bouchon trop loin:! Sans vouloir faire de la psychanalyse sauvage, on a l’impression que certains astrologues ont peur de n’en faire jamais assez, ce qui conduit à l’échec en promettant trop.






 







JHB
23. 08. 16

Grande Conjonction & AsterCenter

Si teleprovidence.com est le guide de ceux qui cherchent à s'orienter dans le monde des astrologues, grande-conjonction.org avec ses 26 numéros en ligne, à ce jour, est le guide des astrologues à la recherche d'un nouveau visage et d'un nouvel usage de l'astrologie. sous l'égide du Conseil Supérieur de l'Astrologie francophone.(CSAF)
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(site italien animé par Fernanda Nosenzodes) dans la rubrique "articoli internazionali" des textes et réfléxions qui commentent régulièrement les films diffusés sur TeleProvidence et TeleProvidenceHebdo.

Prévisions boursières pour l'année 2010 par Vincent Godbout.

Commentaires généraux et explications en français :
http://hirsig.ca/extra/ExplicF_Godbout.pdf

General comments and explanations in English :
http://hirsig.ca/extra/ExplanE_Godbout.pdf

Les valeurs prédites et les valeurs observées du SP500 de janvier à juin 2010.
The model with forecasts compared to actual SP500 scores from January to June 2010:
http://hirsig.ca/extra/Model2010A_Godbout.pdf

Les valeurs prédites du SP500 de juillet à décembre 2010.
The model with forecasts only from July to December 2010:
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JACQUES HALBRONN : APPRENDRE A PENSER “SOLEIL – LUNE

Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……..

Jacques Halbronn nous invite à repenser notre représentation du soleil et de la lune à commencer par le réseau des correspondances associées à cette double matrice. ...
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Jacques Halbronn. Le dominicain Giffré de Rechac ( 1604-1660) et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle
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LE Nouvel Ordre Astrologique (NOA) par Jacques HalBronn

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