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samedi 25 juin 2016

Jacques Halbronn La conjonction du cycle astrologique comme entropie, ...


Jacques Halbronn La conjonction du cycle astrologique comme entropie, ...


Jacques Halbronn La conjonction du cycle astrologique comme entropie, ...


 L'abus toponymique  en  astrologie. Dénonciation du symbolisme
A  Serge Bret-Morel, astrosceptique

par  Jacques  Halbronn
Le terme quelque peu barbare de "métalangage"   s'inscrit  dans un  processus de description. En pratique, nous sommes bien obligés de donner un nom aux objets, aux personnes. Mais Est-ce à dire que de telles appellations soient significatives? On sait qu'il y a  des dictionnaires des prénoms, des atlas, des encyclopédies, des dictionnaires qui nous permettent de savoir à quoi tel mot renvoie. Mais le plus souvent,  nous n'épiloguons pas sur  le fait que ceci ou cela "porte" tel ou tel nom. Nous savons qu'il faut bien trouver un moyen de désigner un lieu par exemple, on use  ainsi de  la  toponymie.
Or quel usage les astrologues font-ils de cette toponymie qui vient  "enchanter" notre monde du fait de ses expressions souvent bien pittoresques?  Serait-il indifférent de naitre sous  tel signe? Les astronomes vous répondront que ce n'est jamais qu'une façon de baptiser une certaine région du ciel et que l'on aurait pu aussi bien agencer l'ordre des signes zodiacaux autrement. Quant aux noms des planétes, les astronomes auront certainement la même réponse: il fallait bien leur donner des noms à tous ces astres!
Les astrologues ne semblent pas être de cet avis et c'est bien là que le fossé se creuse entre deux corporations autrefois plus liées et recourant pourtant  à un même langage, aux mêmes "glyphes" (ou symboles,  comme ceux que l'on trouve dans les éphémérides)
Récemment, nous avons interpellé les astrologues sidéralistes en leur disant que le débat qui les passionne est somme toute bien secondaire puisqu'il reléve de la toponymie et qu'une toponymie en vaut une autre. Est- ce cela "croire en l'astrologie" que d'être persuadé que le nom des astres, des constellations/signes  a quelque chose à nous dire? si c'esr le cas, pour notre par, nous ne croyons pas à l'astrologie? Mais ajoutons immédiatement que pour nous l'astrologie ne se réduit pas à une telle toponymie, à un tel "métalangage", qui n'a rien de scientifique même quand il est  usité par les  astronomes.
Kepler-il y a 400 ans -  qui était à la fois astrologue et astronome (cf l'ouvrage paru chez Gaillimard sous ce titre, en  1979) avait pris ses distances avec cette toponymie céleste, cette uranographie faisant pendant à notre géographie, sur terre.
Ne voilà donc pas nos astrologues sidéralistes se metre en tête de protéger le public contre la terrible erreur qui consisterait à se tromper au regard de la toponymie, les gens croyant être nés "sous "  tel signe alors qu'en vérité ils l'auraient été sous tel autre! C'est dire toute l'importance que cette "école" (de Dorsan à Bouriche, de Labouré à Marie  Delclos,  de Barbara  La Motte Saint Pierre à Cyrile Fagan) accorde aux noms des signes du zodiaque,  à l'instar du public des média avec lequel il se solidarise en vue de le déniaiser!
Quant aux planétes, c'est le même scénario:  il est hors de question de supposer un instant que les noms attribués aux astres soient dénuées de toute satisfaction et cela vaut aussi bien pour les dénominations anciennes que pour les modernes, que l'on doit à l'amabilité sinon à la complaisance des astronomes, pratiquant une toponymie qui tant qu'à faire prolonge la liste déjà établie de longue date en puisant dans les mythologies. Ce qui fait les choux gras des astrologues lesquels s'imaginent que ce faisant, ils rentreront en grâce auprès des astronomes en affichant ainsi tout le respect qu'ils doivent à cette corporation. N'en font-ils pas de facto des pour le moins des poétes sinon des prophétes inspirés? Et là encore, les astrologues font preuve d'un certain fétichisme à l'endroit des "trouvailles" des astronomes au point de leur suggérer pour l'avenir les noms de Proserpine et de Vulcain - à l'instar d'un Jean Carteret, dans les années Soixante, pour les "transplutoniennes" (Proserpine étant l'épouse de Pluton, découverte et baptisée  en 1930).
Mais le probléme de la tioponymie ne se limite pas au recyclage de noms de mois de l'année, désignés par leur activiité saisonniere qui leur correspond- ce qui aura conduit aux 12 signes zodiacaux, calqués sur les 12 mois de l'année.  Le nombre 12 sera ainsi entré en astrologie, puisque les astronomes y recourent, puisqu'ils ont trouvé commode de diviser l'écliptique en 12 secteurs (et par ailleurs  les heures de la journée (cf. les 12 chiffres de nos cadrans)  pour en faire des "maisons astrologiques" Un Jean-Pierre Nicola s'est laissé prendre au piége du 12 tout en évacuant la toponymie planétéro-zodiacale. Son Zodiaque "réflexoligique" reste structuré en 12 tout comme il aura tenu à inclure les 3 trranssaturniennes dans l'un des trois groupes de planétes formant le RET, à savoir le groupe T (pour transcendance).
On nous objectera que l'on jette ainsi -selon la formule chère à Kepler- le bébé avec l'eau du bain en  faisant passer par dessus bord ce "riche" matériau symbolique,  aux couleurs de la mythologie et du bestiaire. Mais Kepler (qui ignorait évidemment  son temps les transsaturnniennes)  ne le pensait car il avait compris que l'astrologie  n'avait nullement besoin d'un tel équipement  pour fonctionner. Les aspects planétaires lui suffisaient si ce n'est qu'il crut bon d'en ajouter quelques uns ( désignés généralement comme "mineurs" )
Citons Richard Pellard,  un disciple de Nicola:
" Les Aspects kepleriens
Les Aspects majeurs consonants (sextile, trigone), dissonants (carré, opposition) ou neutres (conjonction) et les mineurs consonants (semi-sextile) ou dissonants (semi-carré) appartiennent à la même famille harmonique ; ce n’est pas le cas de deux autres Aspects mineurs, le sesqui-carré et le quinconce. C’est pour cette raison que l’astrologie les rejette. En revanche, les Aspects dit "kepleriens" : le décil (36°), le quintil (72°) et le bi-quintil (144°), pourraient bien avoir une subtile influence."
On notera, en passant, que dans le dispositif des doubles domiciles (cf la Tétrabible de Ptolémée), les deux domiciles de Saturne correspondent au semi-sextile et ceux de Vénus et de Mars au quinconce (Taureau-balance, Bélier-scorpion) mais il est vrai que Nicola n'a pas retenu dans son astrologie  un tel agencement.
En conclusion, nous dirons qu'il n'y a aucune raison pour diviser en astrologie le parcours d'une planéte en 12 secteurs, que c'est bien trop lourd, et encore moins d'accorder quelque  signification à la toponymie zodiacale.
Il reste un chantier à exploiter en ce qui concerne les aspects : nécessité de mieux définir le cadre de la cyclicité qui nous apparait comme le cœur même de l'Astrologie. Nous pensons pour notre part indispensable de tenir compte des aspects entre planétes  et étoiles fixes. En fait, nous considérons que la raison d'être des aspects- ce que n'avait pas compris Kepler- est la connexion  entre ces deux types de corps célestes. Certes, les étoiles fixes n'appartiennent-elles pas à notre systéme solaire et c'est pourquoi, entre autres, Ncola ne les a  pas retenus. Mais cela ne nous semble pas un argument pas plus d'ailleurs que de se servir d'office de toutes les planétes du systéme solaire, d'ailleurs. Du point de vue de la Terre,  ce qui compte ce sont les signaux visibles et  sans avoir besoin de lunettes ou de télescopes, les Anciens étaient parfaitement en mesure de connaitre les aspects entre planétes et étoiles.  D'ailleurs, l'astrologe semble être née de cette dualité entre ces deux types d'étoiles, les fixes et les mobiles (le mot planéte signifiant "errant" et étant un adjectif et non pas un nom)
L'astrologie du XXIe siècle se doit de se délester de toute cette double  toponymie symbolique (zodiaque/planétes), aussi attractive soit-elle.  ainsi que du cadre à base 12 pour adopter un cadre plus léger en rapport avec le Yin Yang.  Les aspects  sont perçus de façon assez manichéenne en "bon" et "mauvais", harmoniques et dissonants.  Le présent article n'entend pas exposer nos idées à ce sujet (cf nos articles sur le site "nofim" ou en passant par Google) mais nous pensons qu'il s'agit là d'un chantier capital et qui devrait  primer sur tous les autres.




JHB
23 06 16

mardi 21 juin 2016

Jacques Halbronn Réflexions sur l'astrologie "sidéraliste": signes, constellations, étoile?

Réflexions sur l'astrologie "sidéraliste": signes, constellations, étoiles?
par Jacques  Halbronn

Nos relations avec les tenants de l'astrologie sidéraliste ne datent pas d'hier. En 1986, nous avions fait précéder L'Etrange Histoire de l'Astrologie (avec Serge Hutin), Ed. Artefact d'une "préface" adressée à Marie Delclos (mais sans donner son nom). A l'époque (fin des années 80)  nous fréquentions le groupe animé à Bruxelles par Jacques Delescaut et que fréquentait aussi Robert Amadou. Mais dix ans plus tôt, nous accueillions Jacques Dorsan dans nos congrès. En 1976, nous avions fait un voyage en Inde, à l'invitation du Chandrasekhar Thakkur ( de Bombay), médecin ayurvédique, au cours duquel nous avions rencontré B. V. Raman. A notre retour d'Inde, nous nous atelâmes à la traduction, depuis l'anglais, de la Brihat Jataka de Varahamihra - nous ramenions à Paris tout un lot de livres d'astrologie.  Elle aurait du paraitre dans la collection Bbliiotheca Hermetica dirigée par René Alleau, à la suite de mes deux  ouvrages sur Morin de Villefranche et Abraham Ibn Ezra, mais la collection fut arrêtée en 1978 et ne put reprendre. Par la suite, nous fréquentâmes  Marc Daniel et Barbara de La Motte Saint Pierre qui étaient adeptes en France de l'astrologie "hindoue".(cf nos entretiens sur teleprovidence)
Par ailleurs, nous avions en 1991,  filmé près de Vichy (Allier)  Raoul Mélo (cf la vidéo sur Teleprovidence), qui avait formé Denis Labouré. En 1979, nous avions publié un collectif intitulé "Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau" (Ed Albatros-Autre Monde). à la suite d'un colloque important qui s"était tenu en 1977, alors que nous n'avions pas encore 30 ans.
Mais il fallut attendre l'aube du XXIe siècle pour que nous nous intéressions, au niveau de nos recherches cyclologiques, les 4 étoiles fixes royales, Aldébaran, Regulus, Antarés, et Fomalhaut, même si nous les avions placées dans notre thème dès la fin des années soixante, découvrant ainsi que nous avions une triple conjonctiion Soleil-Jupiter-Antarés (quadruple si l'on ajoute le Milieu du Ciel mais notre heure de naissance est controversée avec un battement d'une heure).
Il importe selon nous de distinguer très nettement entre une astrologie articulée sur les étoiles fixes qui se situent aux quatre coins du Zodiaque et ce que l'on nomme communément "astrologie sidéraliste"
Pour nous, l'astrologie mondiale  est fondée sur les "aspects" entre planétes et étoiles fixes et singulièrement les "royales". C'est dire que la question des signes zodiacaux nous est assez indifférente dans notre pratique, même si elle retient toute notre attention en tant qu'historien de l'astrologie.
Récemment un triptyque consacré à une défense et illustration de l'Astrologie Sidéraliste a été produit par Patrice Bouriche (L'Histoire secréte de l'Astrologie, 2014-2015-2016) avec en sous titre "Révélations sur l'imposture du zodiaque des saisons. Ce chercheur  a une formation universitaire (Université de Reims)  et a contribué, dix ans plutôt, à des travaux  académiques. Il a enseigne l'Histoire-Géo  dans les Ardennes. C'est donc une recrue de choix pour la "communauté astrologique". Il est né en 1977 et il a donc actuellement une quarantaine d'années. Il se  présente actuellement comme "formateur-consultant en astrologie" et "spécialiste de l'astrologie mondiale" Sur la quatriéme de couverture de ses trois tomes, il est indiqué "surtout reconnu pour ses travaux démontrant les incohérences du zodiaque tropical (saisonnier) par rapport au zodiaque sidéral (stellaire) des origines".
Ce n'est évidemment pas la première fois(!) que nous entendons  l'argument du décalage des signes. Bouriche nous parle d'une "cohérence perdue" du fait de la précession des équinoxes, d'un zodiaque "hérétique" des "saisonologues" et explique ainsi l'échec des statistiques professionnelles axées sur les signes, n'accordant que peu de poids aux résultats Gauquelin qui ne retiennent pas les catégories zodiacales.
Le  probléme des publications de Patrice Bouriche, c'est que le débat ne se situe plus  là où il croit devoir le situer. D'abord parce qu'André Barbault qu"'il taxe de "tropicaliste"  a dès les années 50 pris ses distances avec le symbolisme zodiacal,- même s'il a publié des textes à ce sujet aux Ed. du Seuil)  qu'il s'agisse des ses travaux sur le cycle Saturne-Neptune ou sur l'indice cyclique. L'astrologie française  -et Gauquelin va dans le même sens- n'aura cessé depuis un demi siècle de s'émanciper du Zodiaque et notamment en mondiale. On sait par ailleurs que les dispositifs des domiciles des planétes, les triplicités et les quadruplicités ne tiennent  guère compte d'un tel symbolisme auquel on substitue des structures géométriques.
Bouriche, apparemment, appartient à une génération plus tardive, qui correspond à un retour en grâce du Zodiaque et il est vrai qu'actuellement on nous parle de l'entrée de telle planéte lente dans tel signe. Dont acte. Mais  il s"'agit là d'une régression épistémologique alors qu'une telle problématique était bel et bien dépassée. Il est important pour un chercheur de bien définir son créneau et de ne pas s'engager dans une voie de garage.  Quant à nous, zodiaque tropical ou zodiaque sidéral c'est bonnet blanc et bonnet blanc d'autant que ce symbolisme de toute façon, quelle que soit l'école, est d'une lourdeur effarante et découpe en 12 tonalités ce qui se joue en réalité sur une base binaire.
Mais revenons au débat historique.  I est clair que c'est sous l'influence du calendrier et des 12 mois -découpés par les rapports entre les luminaires de mois en mois- que la course des planétes a été ainsi découpée. Tel est le syncrétisme qui est à la source des 12 signes. Maintenant,  quant à déterminer si l'on découpe selon tel ou tel critère, c'est vraiment une affaire tout à fait secondaire et qui est interne à  l'astrologie du 12. Que ces astrologues se déchirent entre eux, c'est bien le cadet de nos soucis!  En tout état de cause, parler de zodiaque "sidéraliste" nous semble quelque peu abusif car il s'agit simplement de fixer le "point vernal", selon tel ou tel critère. Autrement dit, cette astrologie sidéraliste n'a que faire des constellations et ce n'est pas le changement de point vernal qui suffit à relier- comme le prétend Bouriche,  l'astrologie aux constellations lesquelles ne sont d'ailleurs pas toutes de la même taille! Quant au contenu symbolique, il est issu au départ, mais après  bien des vicissitudes, de la description des 4 saisons au prisme d'une division en 12: trois signes pour telle saison, trois signes pour telle autre. Autrement dit, quand M. Bouriche s'en prend aux saisonologues, il se tire une balle dans le pied puisque le symbolisme zodiacal, en tout état de cause, vient des saisons!  Encore faudrait-il bien connaitre le dossier iconographique et ne pas croire que le symbolisme zodiacal serait sui generis.  Il est vrai que certains auteurs  nient à la fois la dimension saisonnière de ce symbolisme et l'origine mensuelle des 12 signes!
Mais quid de ce point origine  revendiqué par les astrologues sidéralistes? Ce qui est un comble, c'est  que l'ayanamsa permet de le calculer à partir du point vernal des tropicalistes.  Car quelle est cette fameuse étoile qui serait le point de départ du zodiaque sidéraliste? Puisque le critère saisonnier n'aurait pas été décisif, selon M. Bouriche, puisque les significations des signes n'auraient rien à voir avec la vie des sociétés tout au long de l'année, au prisme des 4 saisons, que l'on nous dise selon quel critère  tel point du ciel aurait servi à ancrer le dit Zodiaque?  Raisonnablement, il aurait fallu que ce fût une étoile fixe remarquable, particulièrement brillante, comme l'une des 4 étoiles fixes royales et c'est précisément ce que nous pensons mais dans ce cas, que l'on abandonne carrément le symbolisme zodiacal, ce que nous avons fait! Il semble que M. Bouriche ne comprenne pas qu'il faut faire un choix! Un  vrai sidéraliste peut fort bien se passer des 12 signes issus répétons le des saisons.
On imagine M. Bouriche  répliquer que le symbolisme zodiacal n'a rien à voir avec les saisons mais c"est là une thèse totalement irrecevable si ce n'est pour les signes fixes, qui appartiennent à une autre tradition, que l'on retrouve dans l'Ancien Testament et dans la symboiique des 4 Evangélistes  laquelle réapparait dans le Tarot avac l'arcane Le Monde. Et comme par hasard, ce sont ces 4 constellations qui correspondent aux étoiles fixes royales. En effet, on est là en face d'un premier "zodiaque"  à base 4 qui aura été recouvert par le zodiaque saisonnier à base 12.
Concluons pour l'heure: la cause de tous les problèmes que rencontre l'astrologie serait due, selon M. Bouriche, à ce malheureux décalage. En réalité, il y a bien d'autres dossiers  à traiter comme celuii des significations des 12 maisons astrologiques. Nous avons montré que la Tétrabible de Ptolémée- en ses livres III et IV,  prônait l'érection de deux thèmes, l'un pour la conception, l'autre pour la naissance. et que par la suite on avait combiné les deux thèmes en un seul, traitant ainsi de questions qui ne faisaient sens qu'avant la naissance car à quoi bon décrire ce que sera l'apparence d'un enfant une fois qu'on l'a sous les  yeux!  Il est indubitable qu'une réforme de l'astrologie est nécessaire mais elle passe par la prise en compte des étoiles fixes en astrologie mondiale, ce qui ne semble pas être le cas des travaux de P. Bouriche, lequel se dit sidéraliste! L'astrologie est née de la découverte du différentiel entre planétes (étoiles errantes) et étoiles (fixes) et c'est la combinatoire de ces deux types d'astres qui est le fondement de tout le processus astrologique. La notion même de cycle est directement liée aus aspects entre planétes et étoiles, ce que n'avaient pas compris les frères Barbault (Armand et André).. Et puis, évidemment, et l'on voit que M. Bouriche est en retard de plus d'un train, la grande question est de savoir s'il faut impérativement recourir aux planétes inconnues de l'Antiquité,ce à quoi se refusent les astrologues de l'Inde auxquels  cet auteur rend hommage. Bien plus,  faut-il même se charger du symbolisme mythologique des planétes? Barbault avait compris que l'on pouvait fort bien s'en passer. La mythologie se sera surajoutée à l'astrologie des origines tout comme le cycle saisonnier se sera  greffé sur le zodiaque initial à base 4. Pour notre part, nous pensons que l'astrologie peut très bien se contenter d'une seule et unique planéte, Saturne, générant des périodes de 7 ans, du fait des 4 étoiles fixes royales/
Et  le débat va encore plus loin de nos jours puisque l'on se demande désormais si l'astrologie' n'est pas avant tout liée au fonctionnement des femmes, lesquelles dépendent on le sait d'un cycle mensuel (menstruation alors que les hommes  ne seraient imprégnés par les cycles cosmiques que par le biais des femmes.   Chaque cycle de 7 ans se divise en 2 temps: l'un qui voit la domination des femmes et l'autre qui suspend - du fait de la conjonction assimilée à une éclipse- celle-ci, ce qui permet à l'Humanité de se dégager périodiquement du carcan mécanique du cosmos. M. Bouriche nous objectera qu'il n'y a pas de "raison" pour que toutes les planétes n'agissent pas sur nous  mais  il convient de ne pas laisser croire que l'astrologie est à la solde de l'astronomie. Elle en prend ce qui lui semble utile. NI plus ni moins.
Il y a donc quelque chose de décalé dans la  récente production de Pascal Bouriche. Il se pose des questions qui pouvaient être intéressantes au moment de sa naissance mais qui sont désormais bien obsolètes du moins en termes de recherche. Sur le plan historique, il aura certes accompli un travail méritoire mais il ne sera pas remonté assez  haut dans le temps si bien qu'il nous présente comme astrologie des origines -pratiquée par une certaine "élite" selon la formule de Bouriche-  ce qui est déjà une astrologie déjà bien  tardive.
Quant  la question des ères précessionnelles,  à la suite de Rudhyar, il apparait que la méthode la plus heureuse ne soit plus de considérer le passage du point vernal dans telle ou telle constellations mais celui d'une des étoiles fixes royales dans un des 12 signes en systéme tropicaliste. Bouriche lui-même signale le passage de Regulus dans un nouveau signe, passant du lion à la vierge. L'on observe ainsi que le rapport des étoiles avec le zodiaque tropique est plus intéressant que ne l'est le zodiaque des constellations. Que vaut donc cet argument déjà utilisé au XVIIe siècle) que ressort Bouriche: en 2015  "En raison de la précession des équinoxes, les signes astrologiques tels qu'on les connait ne correspondent plus en effet aux constellations du même nom, de sorte que les personnes nées par exemple entre le 21 mars et le 14 avril ne sont pas Bélier mais bien Poissons"? Il est certes possible qu'à un certain moment, les constellations aient pu sembler correspondre au cycle saisonnier mais c'était là une erreur et à quoi bon la perpétuer?


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JHB
20 06 16

jacques Halbronn Remarques sur l'Histoire secréte de l'astrologie de Patrice Bouriche

Remarques   sur l'Histoire Secréte de l'Astrologie de Patrice Bouriche
par Jacques  Halbronn

Nous poursuivons nos réflexions sur l'Astrologie Sidérale autour de l'ouvrage en trois tome de Patrice Bouriche, récemment paru (2014-2016) sous le titre L'Histoire secréte de l'Astrologie. Révélations sur l'imposture du Zodiaque des saisons.
Tome I  A la source de tous les cultes
Bouriche nous parle (dès la première page de son tryptique,  de "réalité céleste"  au sujet des constellations. Or, ce n'est pas parce que tel assemblage est visible qu'il constitue stricto sensu une "réalité". Je peux  accorder de l'importance à telle ou telle configuration,  parmi bien d'autres que je négligerai, cela n'en fait pas pour autant une "réalité" au sens de l'astronomie. On est là dans le domaine des conventions de langage. Une constellation n'a de toute façon pas la même "réalité" qu'une planéte ou qu'une étoile. Cela dit, on peut tout à fait accorder une certaine importance à une convention, à un systéme,, si certaines conditions sont réunies.
Bouriche se propose d'expliquer ce qui a fait  "balancer" les astrologues entre plusieurs zodiaques. C'est tout à fait louable historiquement, mais de là à déboucher sur une pratique, pour aujourd'hui  il y a un grand pas à franchir, ce que se hâte de faire l'auteur qui traite du thème de Raymond Barre ou de Hitler comme "preuve" de ce qu'il avance historiquement. C'est le probléme de bien des astrologues qui se veulent historiens de leur discipline comme Denis Labouré ou Marie Delclos, au demeurant "sidéralistes" eux aussi. Cela semble montrer que l'astrologie sidéraliste instrumentalise la démarche historienne. On  nous objectera que c'est  ainsi que nous mêmes nous procédons quant nous proposons notre "Astrologie 7".  Le probléme, c'est que le "site" astrologique au sens archéologique du terme, est  composé de couches successives et que Bouriche ne creuse pas assez profond, ce qui le laisse au milieu du gué à mi chemin entre l'astrologie actuelle et une astrologie originelle bien éloignée de celle qu'il nous offre. Ce qu'il appelle astrologie des origines n'est en réalité qu'une astrologie déjà  très corrompue. Dans ce genre de recherche, on ne peut s'arrêter  à mi parcours!
Il convient notamment d'éviter d'amalgamer astronomie, mythologie, hémérologie (science du calendrier)  et astrologie comme s'il s'agissait d'un seul et même corpus. Tel dieu ne renvoie pas nécessairement à l'astrologie pas plus que telle planéte ou tel découpage en 12 secteurs. Dans notre précédent article sur l'Astrologie sidéraliste, nous avions mis en garde contre le syncrétisme des mois de l'année et du zodiaque qui aura abouti à associer des amas d'étoiles à des mois jusqu'au moment où l'on prit connaissance de la précession des équinoxes.  Autrement dit, Bouriche présente le tropicalisme comme une erreur alors qu'il s'agit d'une réforme due à la prise de conscience d'une erreur! Cela dit, nous ne défendons pas pour autant le zodiaque tropicaliste saisonnier mais qu'est ce que le  symbolisme du zodiaque sidéral sinon un savoir issu de la représentation saisonnière des mois de l'année?
Bouriche va donc devoir  tenter de nous démontrer que le symbolisme zodiacal n'a rien à voir avec celui des saisons! Autrement dit, le zodiaque tropical ne devrait rien aux saisons sur le plan symbolique mais serait simplement une récupération du zodiaque sidéral dont le symbolisme serait d'une autre nature. D'où  l'intérêt de cet auteur pour l'épopée de Gilgamesh  ((tome I  pp. 27 et seq) dont les 12 étapes n'auraient rien à voir avec les 12 mois de l'année tropique. On peut raisonnablement se demander si Bouriche a une quelconque connaissance de l'iconographie des mois de l'année telle qu'elle figure dans les Livres d'Heures, dont un des plus célébres est celui des Très Riches Heures du Duc de Berrry.(que tout un chacun peut consulter sur Internet). On nous objectera que ce n'est pas la même époque mais c'est un document du XVe siècle de notre ère  qui n'est jamais que l'héritier de traditions bien plus anciennes. Il est possible que M. Bouriche s'imagine que les représentations des 12 mois de l'année ne  concernent que l'état du ciel alors que cela traite des pratiques sociales tout au long de l'année! S'il l'avait su, il se demanderait sérieusement si son étude de Gilgamesh ne recoupe pas très largement les dites représentations des almanachs astrologiques. Dans le domaine de la recherche, toutes les impasses sont fatales. M. Bouriche butte sur quelques chainons manquants, ce qui l'empêche de discerner des corrélations. De la sorte, il se permet de déclarer que l'épopée de Gilgamesh n'a aucun rapport avec le cours des saisons, au prisme de la vie sociale. Il aurait ainsi noté que le feu est présent en hiver dans les foyers et non en Eté quand il fait chaud, quelle que soit la tenatation d'associer le feu au Soleil et le Soleil à l'Eté, comme le font tant d'astrologues! M. Bouriche semble  bien mieux connaitre l'épopée de Gilgamesh que l'iconographie liée aux mois de l'année, si présente notamment sur les cathédrales. Il est vrai que les astrologues tropicalistes  sont assez peu cultivés sous cet angle et ne savent pas se défendre, tant ils ignorent la genése du zodiaque dont ils se servent.  Soit dit en passant,  l'astrologie ne saurait se réduire à la typologie zodiacale primaire comme semble le laisser supposer Bouriche. Et les astrologues actuels auront beau jeu que l'on ne peut ainsi isoler les facteurs dans un thème. Cela dit, M. Bouriche n'a pas forcément tort de  rechercher un discours astrologique qui ne soit pas trop alambiqué mais s'en donne-t-il vraiment les moyens, lui qui par ailleurs prône l'usage de toutes les planétes du systéme solaire?
Bouriche aborde ainsi  (pp; 47 et seq)  la question des exaltatons des planétes.  C'est un sujet que nous étudions depuis plus de 30 ans (cf Clefs pour l'Astrologie, 1976  et Mathématiques Divinatoires, 1983). Il est clair que l'on ne peut séparer les exaltations et les domiciles qui forment deux dispositifs jumeaux, l'un axé sur l'axe des équinoxes et l'autre sur celui des solstices. On ne peut en effet faire l'économie d'une démarche structuraliste face à de tels dispositifs, ce qui permet de remonter bien plus haut dans le temps que de se fier aux seuls documents qui nous soient parvenus. Il importe de comprendre la raison et la logique de tels dispositifs. Une fois de plus, Bouriche ne remonte pas assez haut. Il ne se donne pas les moyens méthodologiques  de mener à bien son entreprise.  Citant Manilius (p.122), il note que ses attributions des dieux aux signes  ne correspondent pas à ce qui est pratiqué mais il esquive le probléme des rapports astronomie-astrologie-mythologie car visiblement ici Manilius ne se référe pas aux astres mais bien aux dieux, d'où le recours à des dieux ne correspondant pas à des astres.


Tome II  L'hérésie tropicaliste venue de Khorassan.
On ne contestera pas que le zodiaque sidéraliste n'ait joué un rôle majeur en astrologie, surtout quand celle-ci s'alignait sur les pratiques astronomiques.  Cela pose d'ailleurs la question des relations équivoques entre astrologie et astronomie, et l'on peut considérer que ces relations auront perturbé sinon corrompu le savoir astrologique comme on a pu le voir depuis plus de deux siècles avec la prise en compte de "nouvelles planétes" Et l'on sait où cela a mené les astrologues utilisant Pluton! déclassé en tant que planéte au bout de 3/4 de siècle!. Là encore, Bouriche semble obéir aveuglément au postulat selon lequel on ne saurait dissocier astrologie et astronomie. Erreur majeure d'appréciation tant il est vrai que l'astrologie n'aura fait que se servir de l'astronomie comme un sculpteur d'un bloc de marbre/  Bouriche semble croire que le salut de l'astrologie passe par un alignement sur l'astronomie, ce qui est une croyance largement répandue actuellement et l'on pense notamment  au systéle RET de Jean-Pierre Nicola qui part du principe que l'agencement des planétes au sein du systéme solaire  fournir la clef de leurs significations respectives!
En ce qui concerne la présentation des maisons astrologiques (pp. 51 et seq), nous avons déjà signalé dans notre précédent article quelle avait été la genése  synxcrétique de ces attributions amalgament thème de conception et thème de naissance. Le thème de naissance mélange ce qui consistait au départ en deux figures bien séparés  (relire les livres III et IV de la Tétrabible).
Puisque Bouriche s'intéresse tant à l'astrologie islamique, nous rappellerons les théories d'un Allbumasar(IXe siècle)  connues sous le nom de "grandes conjonctions",articulées sur les rapports de Jupiter et de Saturne. Il est clair que l'on ne s'y référe pas aux étoiles fixes et le vrai "scandale"  est bien l'abandon non pas des constellations mais des étoiles fixes, deux notions qu'i ne faudrait quand même pas confondre.  Et cela est infniment plus grave épistémologiquement que la question des deux zodiaques! Albumasar  n'a d'ailleurs cure du  symbolisme zodiacal puisqu'il ne s'intéresse qu'aux 4 Eléments, aux triplicités, qui se succédent grosso modo de 200 ans en 200 ans.(cf  p. 94 et seq). On peut certes mettre en doute la pertinence d'un tel découpage mais celui-ci a au moins le mérite de prôner une cyclicité unique en astrologie mondiale. I n'y a plus ensuite qu'à remplacer les rapports d'une planéte à une autre planéte par ceux d'une planéte à une étoile fixe.


Tome IIII De l'impasse saisonnière à la rédemption stellaire
Il semble que Bouriche n'ait d'autre préoccupation  que de ne pas tomber sous  le coup des critiques des astronomes et des historiens de l'astronomie antique.  Il veut une astrologie à l'abri d'un certain nombre d'objections  tout comme Serge Bret Morel, dont nous avons traité, il  y a peu,  s'imagine que le rejet des arguments des astrologues  suffit à discréditer l'astrologie (cf   Bouriche, tome III , pp. 7 et seq : "L'erreur tropicaliste au service du dénigrement de l'astrologie")
La question du rejet de l'astrologie ne tient pas à tel ou tel point de son discours mais à des raisons théologiques qui n'ont cure des discussions byzantines entre astrologues. En fait, il ne s'agit même pas de nier que l'astrologie existe mais d'en refuser les décrets comme cela ressort du Talmud  (cf notre ouvrage non mentionné par Bouriche, Le Monde juif et l'astrologie (these de doctorat 1979); Milan, Arché 1985),  qui ne connait que nos productions sur Internet:!). Et en effet, nous pensons que les spécialistes en astrologie ne doivent pas nécessairement prendre e fait et cause pour l'astrologie mais l'étudier - à condition bien entendu de l'avoir considérablement décantée et dégrossie - comme  permettant de comprendre certains processus, pour s'en protéger éventuellement.(cf  pp. 92 et seq)
Le tome III aborde la question de l'astrologie au XXe siècle.  Bourche continue à condamner  (p. 130)  "l'acharnement viscéral des saisonnologues (sic) à l'encontre du vrai zodiaque". On est en plein conspirationisme!  Bouriche soutient que l'étude des thèmes en sidéral est bien plus satisfaisante qu'en tropical. (p; 157 et seq). sans se rendre compte que le thème astral est lui même une structure extrêmement discutable qui ne fait sens que dans une approche des pathologies, tant l'astrologie a vocation à traiter du général et non du particulier, ce qu'a bien compris l'astrologie mondiale.  Mais Bouriche, qui se présente comme un "formateur-consultant en astrologie" ne saurait cracher dans la soupe et croit que tout un chacun a "drott" à son "thème" pourvu qu'il le soit selon les régles qu'il pose.
Il nous semble assez inopportun de s'en prendre à Barbault  (pp 159 et seq) à propos du zodiaque, vu que celui-ci se sera au moins efforcé de libérer l'astrologie mondiale de toute considération zodiacale. C'est d'ailleurs l'occasion de rappeler à Patrice Bouriche que les aspects ne dépendent pas du type de zodiaque, ce qui relativise singulièrement l'importance qu'il accorde à cette question.  Le vrai débat est d'ailleurs en effet au niveau des cycles, et ce sur deux points: d'une part la nécessité de tenir compte des aspects entre planétes et étoiles et de l'autre de déterminer  ce que ces cycles peuvent signifier en leurs phases successives et notamment quelle est la portée de la conjonction.   Il nous est apparu que Bouriche n'accordait pas aux étoiles fixes et notamment à celles dite "royales" une importance décisive dans sa pratique astrologique. Il reste en revanche fortement marqué par la symbolique zodiacale  (pp;  213 et seq) que pour notre part nous trouvons très lourde. Nous avons prône une astrologie libéré de toute forme de symbolisme, tant zodiacal que mythologique ainsi que de toute prise en compte systématique de tout ce qui est partie du systéme solaire. Bouriche r reste attaché à une astrologie pléthorique!  C'est dire que le débat sur les zodiaques nous apparait comme totalement obsoléte et dépassé.
Bouriche a une formation en géopolitique, ( "la géopolitique rythmée par les grands cycles, pp. 252 et seq)/ On note que l'auteur se sert des planétes transsaturniennes inconnues des Anciens,(p. 263 et seq)  qui sont en effet  le fondement même, aux yeux de la plupart des astrologues, de toute approche de l'Histoire événementielle. Il accorde un grand intérêt  aux Nœuds lunaires.(p. 269) mais guère aux étoiles fixes royales. Le symbolisme zodiacal  est pour l'auteur incontournable, ce qui explique l'intérêt qu'il porte au débat en question. Pour notre part,   nous ne croyons pas à une astrologie des "grands cycles" mais uniquement au cycle de 7 ans. Comment dès lors, n''est ce pas,  résister à l'utilisation des planétes lentes, au delà  de Saturne?  Là encore, Bouriche  trahit  son attachement à la corporation des historiens avides de grandes perspectives alors que pour nous l'astrologie doit modestement se contenter d'expliquer le fonctionnement des sociétés et notamment des relations entre hommes et femmes,  tel qu'il existe depuis des millénaires et en cela nous nous rapprochons plutôt de la Nouvelle Histoire.
L'ouvrage de Patrice Bouriche  aborde des problématiques dépassées. La vraie question est celle du retour dans la pratique astrologique des 4 étoiles fixes royales et de leur combinatoire avec les planétes et cette question ne dépend aucunement du type de zodiaque utilisé. En effet, même si ces étoiles sont situées par les astronomes au sein de telle ou telle constellation, ce n'est là qu'une commodité de localisation.  Que l'on situe Aldébaran selon telle ou telle coordonnée,  sa conjonction avec Saturne n'en sera pas affectée. La 'rédemption stellaire" que Bouriche appelle et annonce  de ses vœux dans le titre de son tome III   n'e passe pas par la symbolique zodiacale - qui est un apport relativement tardif- au regard d'une Histoire de l'astrologie bien plus  étendue dans le temps que semble le penser Bouriche-  mais par  mais bien par le découpage du cycle planétaire en 4 temps, balisées par ces 4 étoiles, qui sont évoquées dans le "tétramorphe"  du Livre d'Ezéchiel : Aldébaran pour le bœuf,  Antarés pour l'aigle,  Fomalhauit pour l'homme et Regulus pour le Lion.
Il reste que ces trois tomes qui couvrent plus de 600 pages auront représenté un travail tout à fait louable au regard de l'histoire de l'astrologie d'une certaine période si  l'on fait abstraction des considérations assez intempestives  et contreproductives  sur la réforme de l'astrologie contemporaine.  Mais le grand défaut de cette somme reste le discours sur l'origine du symbolisme zodiacal, ce dont nous avons traité ailleurs. C'est ainsi que le signe des Gémeaux ne  fait sens que si l 'on sait qu'au mois de mai, la coutume voulait que les amoureux se déclarent.  En témoigne la chanson d'Edith Piaf:
Amour du mois de Mai
Tu sens bon le bonheur
Léger comme un bleuet
Tu fleuris dans nos coeurs
Dans les près, sur les quais
Dansent les amoureux  etc

Mois de mai dans les très Riches Heures du Duc de Berry
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Rappelons que le vrai symbole des Gémeaux, c'est le couple hétérosexuel comme l'atteste l'iconographie des almanachs du XVIe siècle  et c'est une telle dualité que l'on retrouve pour cette période dans l'épopée de Gilgamesh lors de l'affrontement du troisiéme temps.  Rappelons que ce symbole est typiquement vénusien  comme le montre l'iconographie de Vénus dans la série des Planetenkinder. Bouriche tient à en faire un symbole mercurien, ce qui est un contresens manifeste qui tient au fait qu'il veut à tout prix relier le dispositif des domiciles des planétes à la symbolique zodiacale, ignorant qu'un tel dispositif  avait au contraire vocation  à se substituer à la dite symbolique. Il en est de même des 4 Eléments dont il est évident qu'ils n'ont nullement à "coller" avec cette symbolique. En bref,  Bouriche n'a pas compris que l'astrologie a tôt  essayé de se démarquer de cette iconographie "saisonnière" dont elle ne dépend guère que ce soit du fait des aspects, des triplicités et quadruplicités, ou encore des décans et des termes.  Comment ne pas voir  là  autant d' efforts pour se démarquer de cette pesante division en 12 entités  distinctes: pour ne plus en garder que 3, (cardinaux, fixes mutables) 4  (Elémnts) ou 7 (planétes)?

Ce n'est que dans une certaine astrologie populaire profane que la symbolique zodiacale se sera perpétuée, dont la presse actuelle est l'héritière. Et tout semble indiquer que M. Bouriche est resté très attachée à son premier contact avec l'astrologie et qu'il n'en a pas encore été sevré. Etrange personnage qui prétend conduire l'astrologie vers la respectabilité et la reconnaissance et qui s'efforce en réalité  désespérément de sauvegarder  voire de sacraliser une imagerie zodiacale qui plombe le discours astrologique. L'astrologie n'est pas tout d'un bloc: il faut savoir la délester de ce qui la parasite. On a vite fait de s'égarer dans ses méandres et dans ses culs de sac. M. Bouriche n'aura finalement fait que nous décrire  une période de décrochage par rapport aux saisons  qui constitue en réalité une déviance et dont il veut nous faire croire qu'elle était la norme, parce qu'il ne parvient pas à remonter plus haut dans le temps  et donc pour lui ce qui est le plus anciennement attesté est forcément originel, ce qui est aller bien vite en besogne! Bien pis,  l'importance accordée  à un découpage en 12 est elle-même une déviance en soi qui parasite l'appréhension des cycles planétes/étoiles qui  n'ont besoin que du Yin Yang pour fonctionner,




JHB
21 06 16

Jacques Halbronn La crise des systémes en phase conjonctionnelle de l'...


Grande Conjonction & AsterCenter

Si teleprovidence.com est le guide de ceux qui cherchent à s'orienter dans le monde des astrologues, grande-conjonction.org avec ses 26 numéros en ligne, à ce jour, est le guide des astrologues à la recherche d'un nouveau visage et d'un nouvel usage de l'astrologie. sous l'égide du Conseil Supérieur de l'Astrologie francophone.(CSAF)
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Prévisions boursières pour l'année 2010 par Vincent Godbout.

Commentaires généraux et explications en français :
http://hirsig.ca/extra/ExplicF_Godbout.pdf

General comments and explanations in English :
http://hirsig.ca/extra/ExplanE_Godbout.pdf

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The model with forecasts compared to actual SP500 scores from January to June 2010:
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Les valeurs prédites du SP500 de juillet à décembre 2010.
The model with forecasts only from July to December 2010:
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JACQUES HALBRONN : APPRENDRE A PENSER “SOLEIL – LUNE

Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……..

Jacques Halbronn nous invite à repenser notre représentation du soleil et de la lune à commencer par le réseau des correspondances associées à cette double matrice. ...
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